NEXT63_SEPTEMBER14





SOMMAIRE / CONTENTS

A PROPOS DE NEAR / ABOUT NEAR
EVENEMENTS, FESTIVALS / EVENTS, FESTIVALS
NOUVELLES EXPOSITIONS / NEW EXHIBITIONS
EXPOSITIONS EN COURS / ONGOING EXHIBITIONS

APPELS, CONCOURS / AWARDS & CALLS
PARTENAIRES DE NEAR / NEAR PARTNERS



NEXT en ligne / NEXT online : link

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EDITO

Ce numéro révèle la richesse de l'offre culturelle en Suisse en matière de photographie : deux festivals, une biennale, de nouvelles rencontres photographiques au Tessin et dans le Jura, une quarantaine d'expositions et de nombreux concours internationaux sont à découvrir dans NEXT ! L'association NEAR a le plaisir de présenter la projection NEAR BY NIGHT 8 en collaboration avec le Festival Images et également, dans cette newsletter, l'actualité internationale de ses membres.

This issue reveals the intense activity and rich cultural offer in the field of photography in Switzerland: two festivals, a biennial, two new photographic meetings in Ticino and Jura, forty exhibitions as well as numerous international competitions can be discovered in NEXT! The association NEAR is pleased to present the slideshow NEAR BY NIGHT 8 in collaboration with the Festival Images and also, in this newsletter, the international news of its members.

NEXT est la lettre d'information mensuelle sur la photographie en Suisse éditée par NEAR, association suisse pour la photographie contemporaine, www.near.li +++ NEXT is the monthly newsletter on photography in Switzerland edited by NEAR, swiss association for contemporary photography, www.near.li
To go directly to one section, please click on one of them in the above contents.

Images : © Jennifer Niederhauser Schlup, from the project Blank, 2014
   
A PROPOS DE NEAR / ABOUT NEAR
NEAR - EVENT





NEAR BY NIGHT 8
Salle des Castillo, Festival Images, Vevey, jeudi 18.09.2014, 21h-23h
www.images.ch

Avec / with : Roshan Adhihetty, Tonatiuh Ambrosetti*, Graziella Antonini*, Mathieu Asselin, Emmanuelle Bayart*, Mathieu Bernard-Reymond*, Delphine Burtin*, Daniela Droz*, Matthieu Gafsou*, Shannon Guerrico*, Michel Le Belhomme, Gian Paolo Minelli*, Yann Mingard*, Aline Paley, Virginie Rebetez*, Germinal Roaux*, Sonja Schobinger Štrba, Michal Florence Schorro*, Beat Schweizer, Annelies Štrba*, Fabian Unternährer*, Myriam Ziehli.
* membre de NEAR

Sélection musicale / Music : Pascal Lopinat

Direction artistique / Art direction : Noémie Richard, présidente de NEAR

Projection de photographies organisée par NEAR en collaboration avec Images.
Le temps d'une soirée, NEAR BY NIGHT vous emmène entre fiction, poésie et documentaire, en Suisse ou au-delà de nos frontières. Vous pouvez ainsi apprécier la diversité des artistes de NEAR par une sélection de leurs travaux récents ou en cours. Pour cette huitième édition, les photographes vous proposent également de découvrir leurs coups de cœur en invitant plus d'une dizaine d'artistes, pour la majorité suisses. La projection est accompagnée d'une musique créée spécialement pour l'événement par le musicien Pascal Lopinat.

Unique event organized by NEAR in collaboration with Festival Images
The eighth edition of NEAR BY NIGHT will take place during Images Festival with artists of NEAR and their guests. Held once to twice a year by the association NEAR, these images projections are a unique opportunity to discover the latest series or works in progress by contemporary photographers. Young talents as well as renowned artists will present recent, sometimes never shown, images.


Images:
Delphine Burtin, de la série Encouble, 2013
Fabian Unternährer, de la série Vertigo, 2011-2013
Graziella Antonini, Sans titre, de la série en cours Japon, Kyoto 2013. La nature. Une forme de maîtrise de la nature. Celle qu'il est possible de maîtriser.


Événement organisé en collaboration avec le Festival Images, www.images.ch

Le Festival Images est membre collectif de NEAR.

     
NOUVEAUX PORTFOLIOS / NEW PORTFOLIOS ON NEAR WEBSITE


 
Sophie Huguenot
www.sophiehuguenot.ch

4 x 5 – Partie 1. L’actualité mise en scène : investigation photographique

Depuis 3 ans, Sophie Huguenot accompagne des équipes du département de l’Actualité de la RTS lors de différents reportages et émissions, qu’il s’agisse d’événements locaux, nationaux ou internationaux. En choisissant de travailler avec une chambre photographique – appareil photo imposant, mécanique et argentique, qui demande beaucoup de temps pour la production d’une seule image – elle privilégie l’observation : " je compose mes images en étant attentive aux détails, à l’atmosphère du moment tout en gardant de la distance avec l’événement". La photographe propose un regard sur le hors-champ, les décors, les temps morts, les à-côtés des scènes et des personnages qui les animent. L’humain, présent ou absent, est au centre de ces images, dont chacune révèle un univers propre. Ces scènes invitent à la contemplation.

Sophie Huguenot, née en 1982, vit et travaille à Lausanne. Après des études en communication visuelle, spécialisation photographie, à l’Ecal (École Cantonale d’Art de Lausanne), elle réalise son postgrade à Helsinki. Actuellement, elle enseigne la photographie à l’Eracom (École romande d’arts et communication) et développe ses projets personnels. En 2012, elle est lauréate des bourses fédérales de design.

Images : Sophie Huguenot, Studio Actualité, décors Téléjournal, de la série 4 x 5 – Partie 1, 2012
Sophie Huguenot, Préparation des élections fédérales, Genève, de la série 4 x 5 – Partie 1, 2011


Sophie Huguenot est membre de NEAR.
   


 
Léonore Baud
www.leonorebaud.net

Que ce soit par le film ou la photographie, la démarche artistique de Léonore Baud témoigne de son intérêt pour les lieux « de fabrication d’images » comme espaces d’illusion. Ce que Léonore Baud questionne, c’est avant tout l’image elle-même et sa fidélité apparente à la réalité. Dans un monde envahi d’images " brutes ", d’images dites documentaires qui nous parviennent en flux tendu sur toutes sortes de supports, et auxquelles nous sommes sommés de croire, le travail de Léonore met au défi notre regard et nos perceptions : où est le faux, où est le vrai ? Et si dans ce monde inversé, le faux n’était pas devenu l’Empire du vrai ? C’est à cette vertigineuse question que se confronte cette artiste qui allie émotion et pertinence politique.

Diplômée de l’École Cantonale d’Art de Lausanne en 2006 avec un bachelor en photographie, et en 2008 avec un Master en Cinéma, Léonore Baud (1983, CH) vit et travaille à Lausanne. En 2006 et en 2008, trois de ses films sont sélectionnés au Festival Visions du Réel de Nyon, dont un, Les Amoureux du Nil, qui serra acheté en 2012 par TV5 monde. En 2006, elle reçoit le Prix artistique de la Ville de Nyon. En 2010, elle collabore avec le Musée historique de Lausanne pour présenter son travail, Underground - acte 1, scène 2, sur les chantiers du métro lausannois M2. Une exposition et un livre ont été réalisés à cette occasion.

Images : Léonore Baud, Le corbeau, de la série Heidiwood, 2006, tirage Lambda, 80x100 cm
Léonore Baud, The hospital bedroom, de la série Hollywood Dirty, 2013, tirage Lambda, 80x100 cm


Léonore Baud est jeune membre de NEAR.
   


 
Randy Tischler
www.tableme.co.uk

"Shades- Wini- White City- Say yes, maybe later- Pharmacy- Don’t smoke- No Cherry Coke. As processes are accelerated every day and ideas and works often just float as loose sketches across the room; as the world seems to spin faster and faster, I have decided to dedicate my work to the subject of closeness. I`m looking for intimacy, for access and connections to the known and unknown, even if it`s only for a brief moment.
Therefore, I find inspiration and parallels in my nearest surrounding as well as in the broadest context - the drunken punk who staggers into my arms at a concert influences me as much as discoveries in the vast expanses of the internet. That way I explore new things and connect them with familiar or seemingly familiar things to create new spaces, worlds and places that I capture in images to share with the viewer."
Randy Tischler (1973, CH)

Images : Randy Tischler, Pharmacy, 2013, In Search of New Palm Trees, 2013, pigment print, 120x80 cm
Randy Tischler, Untitled, 2013


Randy Tischler is a young member of NEAR.

   
PUBLICATIONS DES MEMBRES / BOOKS BY NEAR MEMBERS






 
Anna Meschiari. Atlas
Auto-édition, 2014
5 livres dans un coffret en carton, 17x14 cm, impression digital n&b, limité à 10 ex.

"Atlas est le nom du Titan bien connu qui portait sur ses épaules la voûte céleste. C’est aussi le nom de la vertèbre qui soutient le crâne, d’un des cratères de la Lune, d’un satellite de Saturne, du plus grand papillon du monde, d’un bodybuilder, d’un préservatif, d’un autoradio, d’une pizza, d’une chaîne de montagnes, de l’œuvre célèbre de Gerhard Richter, etc.
Les choses et les êtres, les lieux et les œuvres, répondant au nom d’Atlas à travers le monde, sont innombrables – et plus encore les images qui les représentent circulant sur Internet. Certaines m'ont retenue. Une collection a pris corps. Mais que faire devant une pareille profusion? Tâche… titanesque, car infinie.
Mon approche est celle d’un iconographe, archiviste et collectionneur, à la recherche d’une possible lecture du monde à travers la multitude des images aujourd’hui à notre portée. La concrétisation, en les imprimant, des images connues jusque-là à l’état virtuel, en change le statut. L’image matérialisée, réappropriée, acquiert une vie nouvelle. La réappropriation de ces images (leur traitement, leur agencement) permet de les apparenter les unes aux autres et de leur donner des traits, une forme en commun, un air de famille.
[…] Atlas donne son nom à tant de choses à travers le Monde que celui-ci, dans ses grandes
largeurs, semble partout concerné par cette appellation. De ce fait, l’impression d’universalité
rapproche ce projet d’une cartographie imaginaire, ou d’un atlas (ou de sa parodie?) et pose la question du partage mondialisé des images. Atlas peut contempler la voûte qu’il porte – une constellation possible, subjective, parmi tant d’autres."

"Atlas is the name of the well-known Titan that carried the heaven on his shoulders. It is also the name of the vertebra that supports the skull, one of the craters of the Moon, a satellite of Saturn, the largest butterfly of the world, a bodybuilder, a pizza, a condom, a car radio, a chain of mountains, of the well-known work of Gerhard Richter,…
Things and beings, places and works of art, by the name of Atlas through the world are countless – and more the images representing it circulating on the Internet. Some have retain me. A collection took shape. But what to such a profusion? Titanic task… as infinite.
My approach is that of an iconographer, archivist and collector, looking for a possible reading of the world through the multitude of images today to our scope. The realization, by printing, of the images known until that point as virtual one, changed their status. The materialized images reappropriated, acquires a new life. The reappropriation of the images (their processing, their arrangement) allows to resemble the one to the other and gives them lines, a common form, an air of family.
[…] Atlas gives its name to many things through the World that the latter, in its broad widths, appears everywhere affected by this appellation. Therefore, the impression of universality closes this project to a imaginary mapping, or an atlas (or parody?) and raises the question of global sharing images. Atlas can contemplate the vault that he carries – a possible constellation, subjective, among many others."


Anna Meschiari est jeune membre de NEAR.
   
NOUVELLES INTERNATIONALES DES MEMBRES DE NEAR / INTERNATIONAL NEWS ABOUT NEAR MEMBERS




 
Foam Talent Call 2014. Selected photographers
Foam Magazine, issue 39, Autumn 2014
www.foam.org

The selected photographers for Foam Magazine Talent 2014 are: Charles-Henry Bédué (FR), Andrey Bogush (FI), Jonny Briggs (UK), Daniel Everett (USA), Lucas Foglia (USA), Julien Gremaud (CH), Jing Huang (CH), Otto Kaan (NL), Sasha Kurmaz (UA), Catharine Maloney (USA), Yoshinori Mizutani (JP), Nerhol (JP), Eva O'Leary & Harry Griffin (USA), Alice Quaresma (BR), Jan Rosseel (NL), Émilie Régnier (CA), Christto & Andrew (QA), Jennifer Niederhauser Schlup (CH), Sarah Ancelle Schönfeld (DE), Lukas Wassmann (CH), Hannah Whitaker (USA).

Every year Foam Magazine organises the Talent Call to identify international talents under the age of 35. The Foam Magazine Talent Issue is a career building platform, helping to launch aspiring talents into the international photography industry and giving them international acclaim and recognition. This year, the call had a total of 1473 submissions from 71 different countries. The jury is again deeply impressed by the high quality and variety of all the works.
During Unseen Photo Fair 2014 (18-21.09.) the images of the 21 talents will be on display at the Westergasfabriek. On Thursday 18 September a panel discussion will take place at the Unseen Living Room, where Jörg Colberg will lead a round table with the photographers.

"I am interested in understanding how photography can be used as a way to alter our perception and to express incidents invisible to the bare human eye. How can photography suggest a continuous flow of time and space, and a constantly changing or manipulated reality?" Jennifer Niederhauser Schlup, Perception, Lies and Reality, selfpublished, Lausanne, 2012

Images : Jennifer Niederhauser Schlup, from the project Blank, 2014


Jennifer Niederhauser Schlup is a member of NEAR.
   






 
UNSEEN
Photo Fair, Westergasfabriek, Amsterdam, 18.09. - 21.09.2014
www.unseenamsterdam.com

Unseen est une foire internationale de photographie focalisée sur la découverte de talents, photographes émergents ou de travaux inédits de photographes connus.
Plus de 50 galeries y exposent. Unseen fut initiée par FOAM, le musée de photographie d'Amsterdam.

Unseen is the international photography fair focused on undiscovered photography talent and unseen work by established photographers. More than 50 galleries are exhibited. Unseen is an initiative of renowned Foam Fotografiemuseum Amsterdam; Platform A, office for cultural business development; and the Creative Agency Vandejong.Foam enables people from all over the world to experience and enjoy photography, whether at the museum in Amsterdam, on the website, via the internationally distributed Foam Magazine or in the print sales room of Foam Editions. Foam focuses especially on exhibitions, publications, discussions and specific projects relevant to contemporary themes in the field of photography, with an emphasis on upcoming artists.


Under Construction & Research: The Photograph as a Document

Symposium, Living Room, Unseen, 19.09.2014, 13h-14h20 & 15h45 - 17h30
This symposium will be held on an important transition currently taking place in contemporary photography in which the meaning, function and value of the photographic image have fundamentally changed. Two important developments within this framework will be discussed.

In Under Construction, confirmed guests Lorenzo Durantini (artist, curator and writer, Italy), Matthew Leifheit (independent photographer, writer and curator, US), Lucas Blalock (photographer and writer, US), Joshua Citarella (artist and curator, US) and Chris McCall (director of Pier 24 Photography, US) will focus on a new and highly relevant generation of American visual artists for whom the creative process can be as much the subject of an image as its final result.

In Research: The Photograph as a Document, Thomas Seelig (co-director Fotomusem Winterthur, Germany), Thomas Keenan (professor at Bard College, US) and Julian Stallabrass (lecturer, writer, photographer and curator, UK) will discuss photography’s potential to be used as a medium for visual storytelling in the 21st century.

Images :
Sjoerd Knibbeler, Untitled-#I , 2013 © Sjoerd Knibbeler/LhGWR
Delphine Burtin, de la série Encouble, 2013
Yann Mingard, Laboratory of Tropical Crop Improvement, Catholic University of Leuven, Belgium, 2010, de la série Deposit © Yann Mingard/East Wing
Augustin Rebetez, Untitled (green zombies), 2012 © Augustin Rebetez/Galerie Nicola von Senger, Zürich


Delphine Burtin and Yann Mingard are members of NEAR,
Thomas Seelig is a member of honor
.
   










 
Archive. Le corps photographiqe / The photographic body
Exp12, Berlin, 14.09. – 12.10.2013; vernissage 13.09., 19h
www.exp12.com

Avec / with: Yann Haeberlin, Anna Meschiari, Simon Rimaz

L'exposition regroupe trois artistes dont les travaux présentés s'inscrivent dans le champ de réflexion et de recherche autour de la notion d'archive photographique. Leur problématique est plus particulièrement liée à la question du “corps“ de la photographie d'archive, de sa réalité physique et sensible.
Yann Haeberlin propose, avec humour et poésie, des images qui ressemblent à des vrais documents d'archive mais qui, en vérité, sont composés de toutes pièces. Ces images paraissent émaner d'une mémoire ou d'une imagerie collective liée à des questions qui nous concernent tous, à l'heure de l'économie planétaire, du commerce des marchandises (qui constellent notre quotidien), de l'exploitation des richesses d'un Sud, ici, imaginaire. Si les archives sont " fausses ", les légendes, se rapportant à des faits précis, sont à croire sur parole. Les images composées pour répondre aux propos sont pures inventions et renvoient à un questionnement sur le pouvoir des images et des mots (Inventio, 2013).
Unusual view of unknown subjects (2013) de Simon Rimaz montre des images de presse provenant de rédactions américaines qui, chacune à son tour, avaient été recadrées en vue de leur publication.
L'image ainsi découpée se voyait ôtée d'une grande partie de son cadrage original. Simon Rimaz nous montre l'image d'origine amputée cette fois-ci de la partie qui fut publiée en son temps et de ce fait, son corps mutilé et cicatriciel.
Anna Meschiari a collecté un grand nombre d'images circulant sur internet qui toutes représentent des objets, lieux ou êtres répondant au nom d'Atlas (2014). Atlas est le nom du Titan bien connu qui soutient la voûte céleste, de la première vertèbre de la colonne, du plus grand papillon du monde, d'un scarabée, d'un bodybuilder, d'un des cratères de la lune, etc. Les nombreux Atlas disséminés à travers le monde trouvent ici un corps photographique que leur dénomination commune justifie, le tout formant un atlas d'Atlas questionnant les relations entre l'image et le nom.
Les séries de Yann Haeberlin et de Simon Rimaz, bénéficient, dans l'espace d'exp12, de leur première présentation sous forme d'accrochage. Par ailleurs chacun des travaux existe également sous forme de livre – support qu'exp12 a toujours défendu depuis ses débuts. Les trois artistes sont diplômés de l'Ecole supérieure de photographie de Vevey.

This exhibition shows the works of three artists which are contributing to the reflexion and research on the notion of photopraphic archive. Their issue is more specifically related to the question of the "body" of archive photography, of its physical and sensitive reality.
Yann Haeberlin shows pictures which look like real archive documents but are in fact all built upon imagination in a way that is both humoristic and poetic. In the time of global economy, of trade in goods (which spangles our everyday life), of resources exploitation of one South, which is here imaginary, those pictures seem to come from a collective memory and imagery about something which concerns us all. If archives are "false", then we have to take the word of legends which are related to specific facts. The pictures made in order to respond to some statement are complete fabrication and lead to question the power of pictures and words (Inventio, 2013).
Unusual view of unknown subjects (2013) by Simon Rimaz shows media pictures coming from American editorial offices, which had been cropped for publishing one after another. By being cropped the picture was in fact missing a big part of its original frame. Simon Rimaz shows us the original picture now missing the part that had been published back then, hence the mutilated and cicatricial body of that picture.
Anna Meschiari collected a large number of images online, which all represent objects, places or human beings called Atlas (2014). Atlas is the name of the well-known Titan who's holding up the celestian sphere, of the column's first vertebra, of the world's largest butterfly, of a beetle, of a bodybuilder, of one of the lunar craters, etc. These numerous Atlas are disseminated through the world and though, they find here a photographic body which is justified by the fact that they all have the same name. The whole thing is making an atlas of Atlas questioning the relationship between the image and the name.
The series of Yann Haeberlin and Simon Rimaz are hung on the wall for their first time in Exp12 gallery. Each work has also been printed in a book, a medium Exp12 has always supported. All three artists come from Vevey school of photography (Switzerland).


Images : 1. Yann Haeberlin, Inventio, 2013
2 et 3. Simon Rimaz, Unusual view of unknown subjects, 2013
4 et 5. Anna Meschiari, Atlas, 2014 (détails de l'installation)


Anna Meschiari et Simon Rimaz sont membres de NEAR.

     


 
Views on Africa
Michael Horbach Foundation, Cologne, DE, 20.09. - 19.10.2014 ; vernissage, 19.09., 19h
www.michael-horbach-stiftung.de

Avec / with: Per-Anders Pettersson, Jan Grarup, Christian Lutz, Obie Oberholzer, Peter Bialobrzeski, Thomas Dorn.

Christian Lutz. Tropical Gift
Tropical Gift (2010) est un essai photographique de Christian Lutz au Nigeria dans l’univers clos des protagonistes du monde des affaires liées au pétrole et au gaz. Son regard incisif révèle un sentiment malsain découlant de l’impact des intérêts économiques sur les populations civiles. Le photographe dresse un constat amer des rapports de forces inégales entre les dominants et les dominés et dépeint un tableau sombre de l’exploitation d’un sous sol africain trop riche.

Tropical Gift (2010) is a photographic essay from Christian Lutz, based in Nigeria, inside a small protagonist group of gas and oil Business. From his incisive point of view results an unhealthy feeling arising from the impact of economics interest against the civil populations. The photographer draws a bitter observation of the uneven balance of power between the dominant and the dominated and depicts a dismal scene about the exploitation of an african subsoil way to rich.

Christian Lutz est membre de NEAR.

     


 
Delphine Schacher. Petite Robe de Fête
BredaPhoto international photo festival, Breda, NL; 11.09. - 26.10.2014
www.bredaphoto.nl

&

Lille 3000 - Prix SFR Jeunes Talents
Gare Saint-Sauveur, Lille, FR, 10.09. – 02.11.2014
www.lille3000.eu

Delphine Schacher (1981) a remporté le second prix SFR Jeunes Talents lors des Rencontres d'Arles 2014. Sa série réalisée en 2012 traite de l'innocence enfantine et de la rude réalité du quotidien dans la campagne roumaine.

Delphine Schacher (1981) won the second price in the SFR young talents competition of Arles photo festival 2014. Her series Petite Robe de Fête (2012) is about the innocence of youth and the harsh reality of the Rumanian countryside.

Dephine Schacher est jeune membre de NEAR.

     
 
Delphine Burtin & Akiko Takizawa. Prix HSBC pour la photographie
L'Arsenal, Metz, FR, 20.09 – 26.10.2014 ; vernissage 19.09., 18h
www.arsenal-metz.fr

Avec pour conseiller artistique Simon Baker, Conservateur pour la Photographie et l’Art International à la Tate Modern de Londres, l’édition 2014 du Prix HSBC pour la Photographie met en lumière deux artistes aux origines et aux travaux diamétralement opposés : la suissesse Delphine Burtin et la japonaise Akiko Takizawa. À mi-chemin entre la photographie et la sculpture, la série Encouble de Delphine Burtin est composée d’objets trouvés et de tirages photographiques personnels retravaillés. Interrogeant notre rapport à la réalité, trompant nos sens avec ce qu’elle aime à appeler des "accidents de la vue", la lauréate "aime lorsque notre cerveau nous joue des tours" et "s’encouble" dans les images du quotidien.

Image : Delphine Burtin, de la Encouble, 2014

Delphine Burtin est membre de NEAR.
   


 
Where is my mind ?
Encontros da Imagem, Braga, PT, 18.09. - 31.10.2014
www.encontrosdaimagem.com

Christian Lutz. In Jesus's Name 
Pour réaliser sa série intitulée In Jesus’ Name, Christian Lutz s’est immergé pendant une année dans la communauté évangélique suisse International Christian Fellowship entre 2011 et 2012. Célébrations et concerts de rock, camps de vacances, baptêmes, il photographie tous les événements auxquels il est convié. In Jesus’ Name clôt la trilogie sur le Pouvoir que Christian Lutz avait entamée dix ans plus tôt et qui avait déjà donné lieu à deux ouvrages, Protokoll (2007) sur le pouvoir politique, et Tropical Gift (2010) sur le pouvoir économique. 

Fabian Unternährer. Vertigo
"Fabian Unternährer pense que le banal peut se cacher derrière l’extraordinaire et vice-versa. Il cherche à trouver l’insolite dans le quotidien, ce qui est soi-disant invisible, comme pour connaître cette sensation de vertige dans une situation connue. Ainsi, sa série Vertigo titille la superficialité des clichés pour changer nos perceptions de la réalité ; ceci accentué par les tons gris, une recherche sur la lumière, et le savant mélange de familier et d’inconnu." CV

Christian Lutz et Fabian Unternährer sont membres de NEAR.

     
 
6. Fotofestival Mannheim-Ludwigshafen-Heidelberg
www.fotofestival.info

Urs Stahel is going to curate the 6th Fotofestival edition next autumn (19.09. - 15.11.2015) in Germany. Urs Stahel is the founding director of Fotomuseum Winterthur, which, in the 20 years under his leadership, has evolved into one of the most important photography institutions. The internationally active photography specialist is additionally the co-founder of Kunsthalle Zurich, visiting professor at the University of Zurich, and curator at MAST, the new centre of industrial culture in Bologna. He is the curator and author of numerous exhibitions and publications. For the upcoming Fotofestival Urs Stahel will develop an overriding exhibition concept that will give rise to discussions from various perspectives at the participating institutions.

Urs Stahel is a member of honor of NEAR.
     
 
The Marseillaise. Fifteen years of collecting
Huis Marseilles, Amsterdam, NL, 13.09. - 07.12.2014
www.huismarseille.nl

A photography collection can be seen as a dynamic part of a museum, which can be regarded in various ways. In this case, the heart of the exhibition is formed by five photographers with whom Huis Marseille collaborated on multiple occasions in the recent past: Valérie Belin, Jacqueline Hassink, Naoya Hatakeyama, Sarah Jones and Rob Nypels. They have each been invited to fill curate a gallery with their own work and combine topicality with earlier purchases by Huis Marseille. In this way, their own personal, artistic growth in the past fifteen years becomes visible. Alongside these five solo presentations, a number of galleries have been installed by Els Barents and Rob Nypels with a selection of collected works.

Image: Eva Lauterlein, Vertigo(s), 2004

Eva Lauterlein est membre de NEAR.
     
 
Cross Country Show. Contemporary Swiss Photography
M.Žilinskas Art Gallery, National M.K.Čiurlionis Art Museum, Kaunas, LT, 11.09.2014
www.ciurlionis.lt

Avec / with: Christian Lutz, Leo Fabrizio, Urs Biggler, Luca Zanier, Romain Mader, Anne Golaz, Giacomo Bianchetti.

Le Festival de photographie de Kaunas en Lithuanie présente une exposition collective de photographes suisses.

In the frame of eleventh edition of Kaunas Photo Festival, a collective exhibition of swiss photographers is presented in Lithuania.

Image : Christian Lutz, de la série Protokoll, 2007

Christian Lutz et Anne Golaz sont membres de NEAR.
     


 
F&D Cartier. Wait and See
Cameraless, New Mexico Museum of Art, Santa Fe, MX, 29.9 - 8.12.2014
www.nmartmuseum.org
Uno Art Space, Stuttgart, 20.9 - 22.11.2014
www.on-photography.com  www.eikon.at

Le travail du duo d'artistes est présenté dans le cadre de deux expositions ainsi que dans la revue EIKON, n°87, septembre 2014.

" If the viewer keeps to the programmatic title of Wait and See, the process of transformation can be followed. And even though the process slows down after some hours and days, the paper never becomes totally black. The paper registers the viewer, the viewer the paper and the papers register the room. By means of long exposure, each of these photo papers records what happens at this specific place over a certain length of time: not by forming a picture but in an abstract and dematerialized manner. " Ute Noll, EIKON, n°87, septembre 2014.

Images : F&D Cartier, Wait and See, catalogue, exemples de papiers photosensibles  -252 Elliot &  Sons  -83  Wellington  -244 Ilford  -267  Kodak
F&D Cartier, Wait and See,  Kaunas Photography Gallery, Lithuanie,  juillet 2014
 
EVENEMENTS, FESTIVALS / EVENTS, FESTIVALS






 
Verzasca FOTO
Sonogno, 11.09. – 14.09.2014
www.verzascafoto.ch

Un festival plongé dans la nature
La première édition du festival de photographie Verzasca FOTO aura lieu à Sonogno au Tessin. Le choix de l'endroit ne tient pas du hasard, la volonté des organisateurs étant celle de donner voix à la créativité dans une région périphérique, loin des grandes agglomérations urbaines. Le magnifique décor de la Vallée Verzasca, avec son riche patrimoine naturel et architectural, accueillera ainsi les œuvres créées par l'expertise et la perception de photographes chevronnés et émergents. Des workshops, une exposition en plein air sur les façades des maisons de Sonogno et une soirée de projections audio-visuelles sur fond de concert font partie des activités proposées pendant le festival.
Verzasca FOTO veut être une occasion pour photographes professionnels et amateurs, passionnés de photo, habitants de la Vallée et visiteurs du monde entier de se rencontrer dans un milieu authentique et naturel. Un lieu dans lequel échanger des opinions, nouer de nouveaux contacts, développer des projets et partager ses points de vue sur le thème du monde raconté à travers les images.
Les workshops se tiendront de vendredi matin 12 septembre à dimanche 14 septembre à midi, et seront animés par des photographes expérimentés et lauréats d'importants prix photographiques. Christian Lutz est un photographe travaillant avec l'importante Agence VU' de Paris, et présentera le séminaire "Le sécuritaire", titre insolite mais très actuel. Les participants au workshop seront de fait encouragés à trouver, à travers les images, les éléments et les détails qui forment l'identité de la Suisse de nos jours, les conquêtes de notre Pays en tant que nation et les moyens utilisés pour les conserver. Le workshop, en français et allemand, s'adresse à des personnes ayant des connaissances photographiques avancées ou intermédiaires.
Nelly Rodriguez et Federico Sutera présenteront à leur tour un séminaire avec une approche plus pratique (adapté aux débutants ou intermédiaires). Nelly avec "Le paysage et le sujet, un dialogue" motivera les participants à réfléchir sur la relation qui naît entre le sujet et le paysage environnant (en italien et allemand), tandis que Federico avec "Storytelling et portrait" nous parlera des différentes façons de raconter des histoires à travers une série d'images.
Directeur artistique : Alfio Tommasini

Verzasca FOTO is a new Festival that offers workshops given by professional photographers, open air exhibitions, evening projections and meetings. The Festival aims to promote emergent photography, new forms of expression and innovative ways of visual storytelling. Verzasca FOTO takes place in Sonogno, a small village in the mountains, surrounded by nature, where local and international photographers can get together and share their visions and ideas. Workshops by Christian Lutz (Agence VU, Paris), Nelly Rodriguez and Federico Sutera are organized for this first edition of the Festival.
Art director : Alfio Tommasini.

Images : Nelly Rodriguez, de la série en cours Isole

Christian Lutz et Nelly Rodriguez sont membres de NEAR
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Hybride
Journées photographiques de Bienne / Bieler Fototage, 22.08. – 14.09.2014
www.jouph.ch

Avec / with : Bouillon Group, Marie José Burki, Eduardo Cebollero, Gregory Collavini, Livia Di Giovanna, Natan Dvir, Stephen Gill, Saskia Groneberg, Jocjonjosch, Gabriela Löffel, Romain Mader, Sara-Lena Maierhofer, Oscar Muñoz, Eva-Maria Raab, Camille Scherrer , Michal Florence Schorro & Prune Simon-Vermot, Carlos Spottorno, Swann Thommen, Fabian Unternährer, l'Ecole d’Arts Visuels Berne et Bienne

Sous le titre Hybride, 20 expositions rassemblant 45 artistes internationaux feront des Journées photographiques de Bienne 2014 une 18e édition riche de découvertes. Le festival suisse de la jeune photographie explore cette année le thème de l’hybridation dans l'image contemporaine. Entre enregistrement de la réalité et technologie digitale, le médium photographique se prête aux croisements par sa malléabilité. Cette capacité en fait un instrument idéal pour exprimer les défis d’un monde globalisé.
Les Journées photographiques de Bienne initient en 2014 les “Editions des Journées photographiques de Bienne”, destinées à promouvoir et diffuser la photographie émergente suisse. Cette année, ce sont Michal Florence Schorro & Prune Simon-Vermot qui permettront aux passionnés de photographie de devenir les collectionneurs de la photographie de demain. Un audioguide, développé en collaboration avec l’Institut littéraire suisse, proposera des textes d’étudiants imaginés à partir des images exposées, ainsi que des commentaires des photographes sur leur mode de travail. Un nouveau lieu, un appartement privé, offrira l’expérience d’un accrochage inédit.

The Biel-Bienne Festival of Photography is the only annual and thematic photography festival in Switzerland. Paying attention to current Swiss creation, it inscribes it in the wider context of international contemporary photography, inviting both Swiss and international photographers. This year, 45 artists are invited to present their work in 20 exhibitions under the theme Hybrid.

Images : 1. Michal Florence Schorro, Seeschlachten und Eukalyptus, Nr 16, 2013
2. Prune Simon-Vermot, Las Medulas, 2013
3. Fabian Unternährer, de la série Vertigo, 2013


Hélène Joye-Cagnard, directrice des Journées photographiques de Bienne, est membre d'honneur. Michal Florence Schorro et Fabian Unternährer sont membres de NEAR.
   
 
L'ange, l'autoportrait : les visages de l'identité
6e rencontres art et science, Hapax, Lausanne, 26.9.-27.09.2014
www.hapax.ch

Avec : Luc Andrié, Marco Costantini, Véronique Emmenegger, Michel E. Fuchs, Jean-Mathias Pré-Laverrière, Yves Ravey, Barbara Safavora.

Aujourd’hui, l’ange et l’autoportrait, par le biais du téléphone mobile ou de la tablette numérique se trouvent démultipliés quant à leur représentation. Quelle place reste-t-il alors pour son propre regard et celui de l’autre afin que l’homme ne soit pas juste associée à la machine qui témoigne de son existence ? En évoquant lors de ces journées quelques enjeux de ces images particulières, qui interrogent tant l’individu que la communauté, Hapax propose de convoquer les résonances existant entre imaginaire et singularité afin de revisiter ce qui dans notre engagement envers l’autre peut être porteur d’un regard inscrit dans la culture de la différence, appréhendé comme source de richesse et d’approfondissement de la complexité humaine.

Marco Costantini est membre d'honneur de NEAR.
   












 
Images 2014
Festival, Vevey, 13.09. - 05.10.2014 ; vernissage 13.09., 11h
www.images.ch

Le Festival d’arts visuels Images est le premier festival de photographie en plein air de Suisse. Il produit tous les deux ans des expositions de photographie monumentale inédites dans les rues de Vevey ; il propose aussi de nombreuses expositions dans divers lieux de la région dédiés à l’image et présente les lauréats du concours qu’il organise. Entièrement gratuit, Images est à la fois un véritable musée à ciel ouvert et une plateforme de qualité pour les artistes suisses et internationaux. En 2012 il a proposé plus de 60 expositions et de nombreux événements et a accueilli plus de 47’000 visiteurs en intérieur.

Images 2014 présente une rétrospective des Lauréats du Grand Prix international de photographie de Vevey qui, depuis 1995, a récompensé 10 artistes en leur permettant de réaliser un projet personnel d'envergure, notamment Christian Lutz avec Tropical Gift en 2010. Plusieurs artistes ont reçus des prix parallèles, les mentions Reportage Leica, Lumière Broncolor, Bourse Nestlé, Prix spécial du jury... Le Festival met à l'honneur le travail d'Augustin Rebetez, arrière‐tête (mécanismes), qui a remporté le Grand Prix international de photographie de Vevey 2013/2014.

Images s’ouvre sur le monde et exporte le travail de quatre artistes suisses installés à l’étranger. Le 13 septembre, quatre installations en plein air créées sur mesure seront placées dans l’espace public de villes correspondant aux quatre points cardinaux par rapport à Vevey. Au travers de ces installations in situ, le projet Cardinal Points est une manière pour le Festival de matérialiser les nombreux liens qu’il tisse depuis quelques années avec des artistes, commissaires et institutions à travers le monde.

Après plusieurs séjours en Afrique du Sud, Laurence Bonvin (1967, CH) commence en 2011 à photographier les angles de rues animées du centre de Johannesburg. Fascinée par la fluidité des corps qui se croisent en se frayant un chemin à travers la foule, elle produit la série Passing. En 2014, à l’occasion du projet Cardinal Points, elle choisit d'installer ces images dans l’espace public en les placardant sur les murs des carrefours photographiés. Passing Revisited replace de manière furtive et éphémère les images dans leur contexte initial.

Né en 1968, Gian Paolo Minelli a grandi dans le canton du Tessin en Suisse. Dès 1999, il habite à Buenos Aires qu'il parcourt à la recherche de lieux insolites qui l’inspirent. L’artiste a choisi de s’installer dans le quartier de La Boca pour présenter sa série Buenos Aires, La Boca, 2014. Localisé près de La Usina de las Artes située dans le nouveau centre culturel de la capitale argentine, son exposition consiste en des clichés de portraits et de photographies de l’espace urbain mis les uns à côté des autres. Ceux-ci s’étirent sur plusieurs mètres de longueur présentant ainsi la multiplicité des individualités constituant le quartier de La Boca.

Alex Prager a réalisé une vidéo en 2013 (image ci-contre) dont le rôle principal est joué par l’actrice française Judith Godrèche. Mettant en exergue l’esthétique particulière de son travail inspirée du film noir, cette image prolonge en plein air l’exposition de l’artiste américaine présentée à l’Espace Quai1.

The visual arts Festival Images is the first open-air photography festival of Switzerland. Every two years, it produces unseen monumental photography exhibitions in the streets of Vevey and also proposes numerous exhibitions in various regional institutions dedicated to the image. The festival is also an opportunity to introduce the winning projects of the Vevey International Photo Award. Entirely free, the Festival Images is a true open-air museum and a quality platform for Swiss and international artists. For the 2012 edition, it had organised more than 60 exhibitions and events, welcoming over 47’000 indoors visitors.

Images : Augustin Rebetez, Sans titre, 2014
Christian Lutz, série Tropical Gift, 2010
Laurence Bonvin, Passing I, CBD, Johannesburg, 2011
Gian Paolo Minelli, Zona sur barrio Piedra Buena, Fabian, 2006
Alex Prager, La Petite Mort Film Still #3, 2013. Courtesy of the Artist, Lehmann Maupin Gallery, New York and Hong Kong and M+B Gallery, Los Angeles.

Nerhol, de la série Scene to know, 2013

Laurence Bonvin, Christian Lutz, Gian Palo Minelli sont membres de NEAR.
Le Festival Images est membre collectif de NEAR, Stefano Stoll est membre d'honneur.

     


 
Saint-Ursanne Photographie 2014
Galerie du caveau, Hôtel du Bœuf, Saint-Ursanne, 20.09. - 05.10.14 ; vernissage 20.09., 18h
www.forum-transfrontalier.org

Avec Monique Jacot, Sabine Guédamour, Thomas Brasey.

Le Doubs, un paysage en transformation dans le regard des photographes
Expositions originales et rencontres autour de la photographie en automne 2014 dans le Jura suisse, cette première édition de Saint-Ursanne Photographie est organisée sous l’égide de l’Association Forum transfrontalier Arc jurassien, dans le cadre du Cycle thématique Le Doubs Miroir, vers une identité transfrontalière.

Rencontre : samedi 04.10.2014, 15h, Hôtel du Bœuf à Saint-Ursanne, conférence et débat public animés par Yves Petignat, journaliste au quotidien Le Temps. Avec la participation de Monique Jacot, de Sabine Guédamour et de Thomas Brasey. Les photographies commentées seront liées au thème transfrontalier et à la Libération de la France en 1944 (70ème anniversaire).

Images  : Monique Jacot, Doubs, de la série Jura d’Août 74, 1974 © Monique Jacot. Courtesy Galerie Esther Woerdehoff
Thomas Brasey, Sans titre, 2014 © Thomas Brasey


Thomas Brasey est jeune membre de NEAR.
     




 
Biennale de l'image en mouvement
Centre de la Photographie Genève, 18.09. - 23.11.2014 ; inauguration 18-21.09.
www.centrephotogeneve.ch    www.centre.ch

Artistes présentés au CPG : Marie Kølbæk Iversen et Jeremy Shaw

Sur une proposition du Centre d’Art Contemporain Genève, le CPG participe à la relance de la Biennale de l’Image Mouvement (BIM 2014), qui fut initiée par feu André Iten. Le collectif curatorial va inviter des très jeunes artistes à découvrir pour produire de nouvelles œuvres. La BIM sera présentée par la suite dans trois autres villes du monde.
Sous la direction artistique d’Andrea Bellini (Directeur du Centre d’Art Contemporain Genève), Hans-Ulrich Obrist (Curateur et co-directeur de la Serpentine Gallery, Londres) et Yann Chateigné (Responsable du Département d’Arts Visuels à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève), la BIM 2014 présentera 22 nouvelles œuvres produites et commissionnées par le Centre d’Art Contemporain.
Lieux de la BIM : Centre d'Art Contemporain Genève, Le Commun, Médiathèque du FMAC, Centre de la photographie Genève, Cinéma Spoutnik, Auditorium Fondation Arditi, Cercle des Bains, LiveInYourHead – Institut curatorial de la HEAD – Genève.

Marie Kølbæk Iversen explore les concepts et processus de médiation, représentation et perception. Ses installations questionnent l'impact des différents moyens de représentation en les réduisant à leurs propriétés matérielles : motifs, ondes, vibrations. Elle présente une installation dont le titre, The Inversion of Morel, fait référence au roman de l'Argentin Adolfo Bioy Casares, L'invention de Morel. L'installation constituera une réflexion sur le temps et sa relation à l'image en mouvement.
Jeremy Shaw présente une installation vidéo de science-fiction intituée Singular Ghosts. L'installation combine des extraits du film ethnographique Holy Ghost People, documentant une secte dissidente de chrétiens pentecôtistes des années 1960 et les théories scientifiques sur l'intelligence artificielle.

Biennale of moving images 2014
In 2014 the Centre d'Art Contemporain will relaunch the Biennale of Moving Images (BIM 2014), which had been created by late André Iten. Under the artistic direction of Andrea Bellini (Director of the Centre d'Art Contemporain Genève), Hans Ulrich Obrist (Curator and co-director of the Serpentine Gallery, London) and Yann Chateigné (Head of the Department of Visual Arts at the HEAD – Geneva), the BIM 2014 will present 22 new works produced by the Centre d'Art Contemporain Genève. The BIM 2014 is a unique project actively engaged in the production of new works by emerging artists.

Venues of BIM : Centre d'Art Contemporain Genève, Le Commun, Médiathèque du FMAC, Centre de la photographie Genève, Cinéma Spoutnik, Auditorium Fondation Arditi, Cercle des Bains, LiveInYourHead – Institut curatorial de la HEAD – Genève.


Images : Marie Kølbæk Iversen, Retroaction VIII (Stalker), Spatium, 2012, feedback video-installation
Jeremy Shaw, Singular Ghosts, videostill of installation at BIM 2014


Le CPG est membre collectif de NEAR.

CPG Centre de la photographie Genève

NOUVELLES EXPOSITIONS / NEW EXHIBITIONS
 
Andreas Seibert. China
Cons Arc Gallery, Chiaso, 11.08. - 27.09.2014
www.consarc.ch

Pour sa série The Colours of Growth China’s Huai River, le photographe suisse Andreas Seibert (1970), établi à Tokyo, a exploré le Huai de quelque 1000 km de long de sa source à son embouchure. Prenant ce fleuve à témoin, il met en lumière les peurs, les espoirs et la lutte quotidienne d’une population qui assiste impuissante à ce que tout, littéralement, va à vau-l’eau. Le résultat de son périple est un documentaire informatif, empathique et extrêmement touchant. Seibert présente également son projet précédent, très remarqué, sur la vie des travailleurs migrants chinois : From Somewhere to Nowhere – China’s Internal Migrants (livre paru chez Lars Müller Publishers 2008).

Image: Andreas Seibert, Eighty-year-old Mr Wang casts his green nets in the middle of the Huai, pulling them back into the boat minutes later, Henan Province, November 2011, from The Colors of Growth China’s Huai River © Andreas Seibert / Pro Litteris. Courtesy Fotostiftung Schweiz
     
 
Schwarz
BelleVue, espace pour la photographie, Bâle, 07.09. – 28.09.2014
www.bellevue-fotografie.ch

Avec / with: Nathalie Guinand, Roger Humbert, Silvio Maraini, Dorothee von Rechenberg, Roland Schmid.

Cette exposition revient sur les multiples significations du mot : le noir est la couleur du vide, de la tristesse, de l'absence, mais aussi du pouvoir, de l'élégance et de la créativité. Du noir, les objets jaillissent dans la lumière. Et, parfois, une chose morte peut apparaître pleine de couleurs et de vie pendant quelques instants.

Image: Dorothee von Rechenberg, scene #18, de la série scenes, 2010-2012, installation murale in situ, 450.3x316.5 cm

Dorothee von Rechenberg est membre de NEAR.
     




 
Daniela Droz et Gégory Sugnaux. Parhélie
Galerie Christopher Gerber, Lausanne, 04.09. – 02.10.2014
www.christophergerber.com

Marco Costantini et la Galerie Christopher Gerber sont heureux de vous présenter l’exposition collective Parhélie de la photographe Daniela Droz et du plasticien Gégory Sugnaux.

" Un parhélie est un phénomène optique étroitement lié à celui du halo solaire. Deux répliques de l’image du soleil apparaissent de chaque côté de l’astre sur une ligne horizontale. Ces images sont aussi des doubles retranchés de la dimension de réalité, visible mais dépourvue d’existence concrète.
Daniela Droz et Gregory Sugnaux proposent à travers les médiums photographiques, sculpturaux et picturaux des expériences de parhélie : projection solaire à travers des fenêtres invisibles chez Daniela Droz, perception troublée par des vitres picturales ou sculptures sans référents chez Gregory Sugnaux. Le point commun entre le travail des deux artistes est ainsi une même quête de l’abstraction par le biais de la réalité. "
Marco Costantini

La Tessinoise Daniela Droz (1982, Faido, CH ; vit à Lausanne, CH) a vécu jusqu’à l’âge de dix ans dans un petit village situé en fin de route de la Valle Leventina, en contact direct avec la nature avant que sa famille ne s’installe à Bellinzone où elle réside jusqu’à ses 19 ans. Elle décide alors de quitter le Tessin et de gagner Lausanne pour devenir photographe. Elle suit une formation à l’Ecole cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), et y obtient son bachelor en 2008 ; désormais, elle y enseigne à son tour la photographie.
Les différentes séries photographiques de Daniela Droz partagent, malgré leur apparente divergence, une même prospection des traces de la beauté et de la perfection dans les objets et les personnes. Nulle sensiblerie ni aucun romantisme cependant dans ses images. Bien au contraire, Daniela Droz semble mettre sa propre démarche en difficulté à travers l’usage de dispositifs lumineux ou chromatiques qui amènent certaines dissonances ou certains bruits à l’harmonie feinte de ses photographies.

Marco Costantini est historien de l’art spécialisé en art contemporain. Il enseigne à l’Ecole cantonale d’art du Valais (ECAV ) à Sierre. Il est commissaire d’exposition indépendant.

Images : Daniela Droz, Parhélie 05, 2013, tirage pigmentaire, 65x80 cm
Daniela Droz, de la série Parhélie, 2013
Grégory Sugnaux, Zeitloserbummel, 2013, installation


Daniela Droz est membre de NEAR, Marco Costantini est membre d'honneur.
   






 
18. vfg Nachwuchsförderpreis für Fotografie
F+F Shool of Art & Design, Zurich, 26.09. – 03.10.2014 ; vernissage 25.09., 18h
www.vfg-nwfp.ch

Avec / with: Marion Bernet, Aladin Borioli, Yannis Claude Christ, Elsa Guillet, Ruben Holliger, Tamara Janes, Olivier Lovey, Jennifer Niederhauser Schlup, Michal Florence Schorro, Prune Simon-Vermot.

18ème Prix vfg des Jeunes talents photographes
L'exposition présente les lauréats 2014 du Prix des Jeunes Talents vfg, qui est un concours ouvert aux jeunes photographes domicilié(e)s en Suisse, en formation et/ou exerçant depuis moins de 3 ans une activité professionnelle de photographe (indépendamment de leur formation - école, apprentissage ou autodidacte). La limite d'âge est 39 ans au moment de la remise du dossier. Le concours est organisé par vfg, Vereinigung fotograpfischer GestalerInnen, une association de créateurs photographes basée à Zurich.

Olivier Lovey. Puissance foudre
"L’univers est un énorme système d’émetteurs – récepteurs où tout être est interconnecté." Jacques Emery
Jacques Emery est électricien. Enfermé dans sa cave, durant ses temps libres, il entretient une relation quasi démiurgique avec la foudre. Nombre de ses machines recréent l’événement météorologique en taille miniature et selon son bon vouloir. Sa pièce maîtresse, une bobine Tesla, produit des éclairs électriques d’une puissance d’1 million 300 000 volts.

Jennifer Niederhauser Schlup. La Vallée
" La Vallée, présente une étude fragmentaire d’une région de Suisse : La Vallée de Joux. Un microcosme où sont confrontés de nombreuses traditions, une certaine rigueur, les manufactures et le luxe. Des notions parfois paradoxales, qui sont le fruit de sa situation géographique de vallée isolée du massif du Jura et de son importance en tant que berceau de l’industrie horlogère. Sous l’apparence d’images documentaires et objectives, ce projet expose une vision personnelle qui souligne les aspects hétérogènes de ce lieu.
Je m’intéresse à la photographie comme modificateur de notre vision et conception de la réalité; comme moyen de mettre en doute les idées préconçues du spectateur sur ce qu’il pense voir. Mes images sont de subtils simulacres dont le but est de générer de nouvelles perceptions où le vrai et le faux prennent une autre dimension. " J. Niederhauser Schlup

18th Young Talents vfg Photography Prize 
The exhibition presents the winners of the 2014 award for young photographers (under 40) based in Switzerland. This prize is organized by vfg, Vereinigung fotograpfischer GestalerInnen, an association of creative photographers based in Zurich.


Images :
Olivier Lovey, Générateur impulsionnel à haute puissance 6'300 (V), 2014, de la série Puissance Foudre
Jennifer Niederhauser Schlup & Prune Simon-Vermot, Série I, image I, 2013 de la série Exercices de style
Michal Florence Schorro, Two thousand yards 03, 2014

Jennifer Niederhauser Schlup, Machines, Fraiseuse 53, Schaublin, 2011, de la série La Vallée

Olivier Lovey, Jennifer Niederhauser Schlup, Michal Florence Schorro et Jennifer Niederhauser Schlup sont membres de NEAR.
     
 
Colin Guillemet. Half Full. Half Empty
Dienstgebäude, art space, Zurich, 29.08. – 04.10.2014
www.dienstgebaeude.com

Commonplaces occur repeatedly in Guillemet’s work, which could be said to pay homage to them as much as it debunks them. He doesn’t just point out the vacuity of common sense or common understanding, but asks who it is common to, or what commons we still have access to. Is our use of a given language a shared asset, or mere self-deception?
Colin Guillemet (born Paris, 1979) graduated from Central St Martins BA (2001) and Royal College of Art MA (2003). Since 2010, he lives and works in Zurich.

Image: Colin Guillemet, Half Full. Half Empty, 2014, dual slide projection, 160 slides
     






 
NOISE
Rte de Lavaux 2, Vevey, 13.09. - 05.10.2014
Evénement parallèle du Festival Images ; vernissage 12.09., 18h30
www.collectifquinze.tumblr.com

Avec le collectif Quinze : Vicky Althaus, Yvan Alvarez, David Amaral, Guillaume Epars, Mathilde de Galbert, Charles de Senarclens, Sandrine Gutierrez, Vanessa Kunz, Yann Laubscher, Lisa Lurati, Giona Mottura, Mathilda Olmi, Julien Palmilha, Jonathan Roessel, Arnaud Valente, Christophe Voisin, Lucas Zibung

Fondé en 2014, le collectif Quinze est une association à but non lucratif réunissant plusieurs jeunes photographes, principalement basés à Vevey et Lausanne. Certains membres sont actuellement étudiants de la formation supérieure en Photographie au Centre d’Enseignement Professionnel de Vevey.

" […] Le bruit est l'ennemi de l'image et à la fois son milieu de développement; sa boîte de Petri. Bruit numérique, poussière, grain, moirage. Ses particules élémentaires.
Photographier le bruit est une tentative de ne pas photographier; de refuser le message, de détourner le regard vers le contexte. Le bruit devient alors le signal, et, par un système en creux, ce qui reste de sujet devient bruit.
Le bruit est une autre image possible, ouverte, aléatoire et omniprésente autour de l'image que nous voulons faire. Une image de l’entropie. […] ” 
Pas de signal, David Gagnebin-de Bons, 2014 (extrait)

Evénement : Rencontre avec les artistes, samedi 27.09., 14h à 18h

Images: 1. Sandrine Gutierrez, We Can Be Sounds, Noise, 2014
2. Yann Laubscher, Le Bruit des Nuages, Noise, 2014 
3. Mathilde de Galbert, Impromptu no. 4 in C-Sharp Minor Op. 56, Fantaisie-Impromtu, Muses, 2014
   






 

Hordes & Nuées
Ecole supérieure d'Arts appliqués, CEPV, Vevey, 13.09. - 05.10.2014
Exposition dans le cadre du Festival Images, vernissage : 13.09., 13h-17h
www.cepv.ch

Avec / with : Pauline Aellen, Vicky Althaus, Yvan Alvarez, David Amaral, Jean Luc Andrianasolo, Yannic Bartolozzi, Mehdi Benkler, Matthias Bruggmann, Stefan Burger, Sami El Kasm, Guillaume Epars, Valentin Faure, Léa Favre, Matthieu Gafsou, Mathilde de Galbert, David Gagnebin-de Bons, Anne Golaz, Roberto Greco, Shannon Guerrico, Sandrine Gutierrez, Yann Haeberlin, Nicole Hametner, Cécile Hesse & Gaël Romier, Yann Laubscher, Olivier Lovey, Lisa Lurati, Mathilde Magnée, Yann Mingard, Aso Mohammadi, Laura Morales, Johanne Morrison, Giona Mottura, Eric Nehr, Marie Nussbaumer, Mathilda Olmi, Taiyo Onorato & Nico Krebs, Virginie Otth, Antigoni Papantoni, Jean-Noël Pazzi, Dylan Perrenoud, Augustin Rebetez, Jonathan Roessel, Paul Rousteau, Juliette Russbach, Diego Saldiva, Nicolas Savary, Charles de Senarclens, Tilo Steireif, Valentina Suter, Marie Taillefer, Vincent Tille, Christophe Voisin, Benoît Vollmer, Annabelle Zermatten.

L’exposition Hordes & Nuées explore nos rapports à l’animalité. De l’esprit de meute dissolvant l’individu dans une impulsion collective, au pas de deux farouche des proies et des prédateurs, l’exposition sonde la dimension sauvage de nos penchants. Une parade fougueuse et charnelle où la férocité se teinte de tendresse, où la brutalité des gestes se fond dans la grâce des postures. Humains et animaux s’apprivoisent, s’esquivent, se convoitent, se dévorent, se domptent tour à tour.

Hordes & Nuées rassemble cinquante-six photographes liés à l’École de photographie de Vevey – étudiants actuels et anciens en majorité, mais aussi intervenants et enseignants.

The School of Photography in Vevey proposes an exhibition gathering fifty or so photographers closely linked to the institution for Festival Images.

Hordes et nuées explores our relationships with animality. In an exuberant visual montage where man and beast rub shoulders, the images highlight our hidden, but ready to explode, wild side. The exhibition unfolds in a fiery and carnal parade where fierceness is tinged with tenderness and the brutality of gestures blends into the charm of the poses.


Images : Mehdi Benkler, Alison Mosshart, 2012
Benoît Vollmer, Dépositions #15, 2010, tirage pigmentaire sur papier Kozo, 45x54.5 cm
Olivier Lovey, Sans titre, 2011
Yann Mingard, Haras national d’Avenches, Suisse, 2011, de la série Deposit / Animals. Harnais pour attacher une jument en chaleur, qui servira de stimulus pour la reproduction assistée d’un étalon sur un mannequin.


Curatrices / curators : Danaé Panchaud & Myriam Ziehli

Yannic Bartolozzi, Matthias Bruggmann, Matthieu Gafsou, David Gagnebin-de Bons, Anne Golaz, Roberto Greco, Shannon Guerrico, Nicole Hametner, Olivier Lovey, Mathilde Magnée, Yann Mingard, Virginie Otth, Danaé Panchaud, Jean-Noël Pazzi, Dylan Perrenoud et Nicolas Savary sont membres de NEAR.

   


 
Graziella Antonini. Alcina – naturalité
Galerie Davel 14, Cully, 13.09. - 05.10.2014
Evénement Parallèle du Festival Images ; vernissage 13.09., 14h-17h
www.davel14.ch

Graziella Antonini titre par Alcina (I à VI) différents projets qu’elle décline en groupes d’images, variables selon le propos qu’elle développe. Le nom de cette île luxuriante, emprunté au poème chevaleresque Le Roland Furieux de l’Arioste (1532), réunit les notions constantes qui accompagnent la photographe dans son travail : " faire s’entrechoquer une sensation de réalité avec une indéfinissable impression d’hallucination ", " le désir inné d’illusion tapi en chacun de nous ", " être de corps quelque part et ailleurs par la pensée ".

Dans Alcina – naturalité l’artiste rassemble de manière non documentaire des images de périodes et de lieux différents autour de la question du caractère sauvage d’un paysage ou d’un milieu naturel. Elle s’intéresse, entre autres aux jardins botaniques, d’abord pour leur représentation romantique et idéalisée de la nature, ensuite pour la notion de sa maîtrise.
Aujourd’hui, la fonction de la nature est de fournir un isolement et un contrepoint à la société technologique, avec un paysage qui est géré pour laisser transparaître le moins de traces possible des passages d’autres êtres humains. Le paysage sauvage est construit, il répond d’une organisation et d’une esthétique, il est devenu le fantasme d’un paysage naturel.
Par cette série d’images, Graziella Antonini recrée un univers raffiné où l’évocation est centrale, qui éveille nos attirances touchant au domaine de la nature, tout en faisant émerger la notion de sa préservation.

Born in Italy in 1967, Graziella Antonini lives and works between Paris and Switzerland. She graduated in 1989 from the Vevey School of Photography. From 1998 to 2003 she produced Voyage imaginaire au Japon that achieved international success. With her project Alcina – naturalité, Graziella Antonini questions the wild character of a landscape. Attracted by the fantasy of an untouchable nature, amongst other things she is interested in botanical gardens. For her the latter represent an idealistic vision of nature in miniature: unexplored flora, but reflecting a true aesthetical organization. These protected areas are shown like an isolation and counterpoint in the face of contemporary technological society.

Images : Graziella Antonini, Sans titre, Tasmanie 2014

Graziella Antonini est membre de NEAR
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Ricardo Cases. Paloma al aire
Espace JB, Carouge, 05.09. - 10.10.2014
www.espacejb.com

The pigeon breeder spends time, money and hope on his pigeons. He rears them, names them, trains them and has faith in them. When competition day arrives he turns up with childish excitement and uncertainty. Pigeon sports have rules and referees and pigeons can reach a value of thousands of euros, with bets moving even higher amounts. However, there is something much more childlike in the fascination for birds, and the man who holds a trembling bird in his hand has the same look he had when he was ten years old.

     
 
Johann Besse & Cyril Porchet. Ornament, Masse & Macht
Coalmine Galerie, Winterthur, 22.08. – 11.10.2014
www.coalmine.ch

Coalmine présente cet automne les travaux de deux jeunes photographes lausannois. L'un, Cyril Porchet (1984) s'intéresse à l'opulence, aux situations dans lesquelles la masse est telle que l'œil ne peut plus en discerner les détails. On y voit des foules où l'on ne reconnaît plus beaucoup l'individu mais où l'on sent la masse humaine qui prie, qui se déplace, qui vibre. L'architecture sacrée (série Séduction) constitue l'autre partie de son travail présenté à Winterthur. Les chœurs et les nefs des églises catholiques avec leurs hiérarchies et leurs messages. Johann Besse (1977) s'intéresse quant à lui aux bâtiments de l'ancienne RDA (Plattenbauten), avec leurs géométries parfois perturbées par un élement, arbre ou défaut d'une façade. On sent les traces du temps qui est passé et qui a balayé les utopies sociales. Il reste du gris, de la tristesse, de la désillusion. (source : www.auxartsetc.ch)

Curatrice : Katri Burri

Cyril Porchet est membre de NEAR.
     


 
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Le cercle de confusion
Théâtre de Vidy, Lausanne, 10.09. - 12.10.2014
Exposition dans le cadre du Festival Images
www.vidy.ch

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, deux artistes libanais nés en 1969, composent ensemble depuis quinze ans leur œuvre entre cinéma et art plastique. Ils interrogent la mémoire, l’image, la difficulté de vivre le présent et d’écrire l’Histoire. Le cercle de confusion est une vue aérienne de Beyrouth sectionnée en 3000 morceaux collés sur un grand miroir, et qui évoluent au fil du temps et des visites. Chaque visiteur peut prendre avec lui un fragment numéroté de la pièce sur lequel est écrit au dos : " Beirut does not exist ". L’œuvre, comme la ville, est ainsi en permanente mutation. Beyrouth n’existe pas, Beyrouth n’en finit pas d’exister.

For fifteen years, Joana Hadjithomas and Khalil Joreige (born in 1969) have jointly developed a work combining cinema and visual art. Le cercle de confusion is an aerial view of Beirut divided into 3000 pieces attached to a large mirror. Each visitor can take away a numbered fragment of the piece on the reverse of which is written: ‘Beirut does not exist.’ The work, like the city, is constantly changing.


Images : Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Le cercle de confusion, 1997 (détails).
Courtesy: Galerie In Situ Fabienne Leclerc (Paris), CRG (New York), The Third Line (Dubai)
     




 
Annelies Štrba. Madonnas
Graphische Sammlung der ETHZ, Zurich, 20.08. – 19.10.2014
www.gs.ethz.ch

Light, colour and a touch of magic are the ingredients of Swiss artist Annelies Štrba’s fairytale images of the Madonna. Enchanted, even as a young child, by images of the Mother of God, Štrba has never lost her fascination for this theme. For Štrba, the Virgin Mary is the ur-image of every woman and mother, and the ultimate symbol of femininity. She is an icon in the truest sense of the word. 
In the two series presented here – one on canvas, the other printed on paper – we see a reflection of Štrba‘s intense exploration of one of the oldest Christian topoi in its most concentrated form. For years, the artist has been photographing Marian images in churches and chapels, only to subject them to her own creative transformation. She courageously breaks with established ways of seeing and, like a magician, plays with the observer’s own perceptions. Instead of reaching for paint and brush, Štrba uses the computer as the indispensable magic tool by which she creates her so-called light paintings. Štrba's works are the product of an exuberant experimentation with alienation, adaptation, distortion and an incursion into unfamiliar and uncharted worlds of colour. 
Madonnas by Old Masters from the collection of Prints and Drawings ETH Zurich, striking in their stylistic and iconographic diversity, enhance this exhibition: Martin Schongauer's Virgin and Child in a Courtyard (c.1470-1482) portrays the Infant Jesus gently cradled in his Mother’s lap, with halos clearly identifying the element of the divine. Lucas van Leyden's Virgin and Child Beneath a Tree (1514), by contrast, eschews all such attributes of divinity. Israel van Meckenem presents the Virgin on the Crescent Moon (1502), as described in the Apocalypse of St John, emerging victorious over the forces of evil. Clad in sumptuous robes, she is crowned Queen of Heavens by angels. 
The exhibition combines the historical diversity of Marian portrayals with Annelies Štrba's contemporary take on an almost two thousand year old Christian iconographic tradition. The artist uses modern technical media to bring the image of the Madonna into the present day. Though removed from their original religious context, Štrba's Marian images lose nothing of their transcendental aura. On the contrary: the transformation, far from diminishing their transcendence, actually highlights it in a new and unexpected way. 

Curator : Konstanze Forst-Battaglia

Publication
A book edited by Galerie Anton Meier, Geneva, is published on this occasion, with an essay by Ilma Rakusa (DE/EN), format 15,5x10,5 cm, 288 pages, 135 color illustrations.

Images : Annelies Štrba, Madonna 31, 2014, tirage pigmentaire sur toile
Annelies Štrba, Madonna 83, 2014, tirage pigmentaire sur toile
Annelies Štrba, Madonna 247, 2014, tirage pigmentaire sur toile


Annelies Štrba is a member of honor of NEAR.
   
 
Bernard Guillot. Le Conte de la cage
Fondation Auer Ory pour la photographie, Hermance, 07.09. – 21.10.2014
www.auerphoto.com

Bernard Guillot (1950), tel un explorateur de l'ombre et de la lumière, nous invite à le suivre dans ce qui a été ses déambulations, durant de nombreux séjours, dans une célèbre villa niçoise, antre d'un écrivain poète. Il nous entraîne à partager ses émotions, ses découvertes, les trésors mis en scène de façon savante par son hôte et prenant vie au détriment de l'humain qui devient fantôme dans ces décors somptueux, mélanges de chefs-d'œuvre, de coquillages, de mannequins et de livres ouverts. Il nous donne à voir avec sa sensibilité particulière de peintre poète photographe, ce lieu clos et empreint de théâtralité.
     
 
Sissi Farassat. Mirror Mirror on the Wall
Galerie Edwynn Houk, Zurich, 28.08. – 25.10.2014
www.houkgallery.com

Encountering Sissi Farassat’s work, one quickly realizes the incredible amount of time she has spent transforming her images with needle and thread, and slowly, deliberately, turning each into a unique object. Upending what seems to be most specific about the photographic medium - the instantaneousness of the picture-taking process, its completion by the photographic print, and the endless reproducibility of it - Sissi Farassat (Iranian, b. 1969) alters her original photographs by stitching thousands of crystals, beads, and sequins directly onto them. She redefines figure-ground relationships, privileging the subject as it is seemingly surrounded by a shimmering sea of gemstones with the circle as a reoccurring motif, which reference Byzantine and Persian iconography as much as Vienna Secession and Pop Art.

Image : Sissi Farassat, Behind VII, 2014, c-print brodé avec crystaux Swarovsky
     
 
Peter Hujar. Works 1963-1985
Showroom, Mai 36 Galerie, Zurich, 29.08. - 25.10.2014
www.mai36.com

The work of Peter Hujar (born 1934 in Trenton, New Jersey ; died 1987) has been the subject of many major exhibitions since the 1980s. Like his fellow New Yorkers Irving Penn, Richard Avedon and Robert Mapplethorpe, Peter Hujar was originally a fashion photographer. However, his work differs markedly from theirs. Hujar always struggled with the superficiality of fashion photography and was more interested in the portrayal of real life, in its purest form: in all its corporeality and drama, and at times with humour – as in his animal portraits showing the innocence of creatures.

Image : Hujar Peter, Torso, 1978, vintage silver gelatin print made by the artist, 37.1x37.1 cm © The Estate of Peter Hujar. Courtesy Pace/MacGill, New York / Fraenkel, San Fancisco / Mai 36, Zurich
     
 
Memento
Mai 36 Galerie, Zurich, 12.09. - 25.10.2014 ; vernissage 11.09., 18h
www.mai36.com

Avec / with : Jacobo Castellano, Luigi Ghirri, Jürgen Drescher and Zoe Leonard.

Memento addresses a key aspect of art: reminding, remembrance, memory. Through a selection of works, the exhibition shows that remembrance is a theme underpinning the work of all four artists: Ghirri and Leonard as photographers, Castellano and Drescher as sculptors.

Curatrice / curator : Maria de Corral

Image : Zoe Leonard, House, 2001-2002, dye transfer print, 36.3x55.3 cm. Courtesy Mai 36, Zurich
     
 
Tsunami Architecture
Centre d'art contemporain, Yverdon-les-Bains, 30.08. – 26.10.2014
www.centre-art-yverdon.ch

Avec : Christoph Draeger, Heidrun Holzfeind, Eric Winarto.

Dix ans déjà nous séparent du tsunami survenu dans l’océan indien le 26 décembre 2004. Christoph Draeger (1965), artiste zurichois, et Heidrun Holzfeind (1972), artiste autrichienne, ont ramené il y a quelques années des images d’un séjour de plusieurs semaines passées sur les territoires les plus marqués par cette catastrophe naturelle sans précédent : la Thaïlande, l’Indonésie, le Sri Lanka, les Maldives et le sud de l’Inde. Les deux artistes ont documenté l’état actuel des bâtiments et des villages par des photographies, des vidéos et des entretiens avec des survivants. Mêlant prises de vue, vidéos originales et found footage, cette exposition fait état de cette partie du monde dont les côtes ont été ravagées par le séisme, et dont les médias se gardent bien de parler depuis, l’actualité étant ailleurs.

Curatrice : Karine Tissot

Image : Christoph Draeger, Banda Aceh, Sumatra, Indonesia, de la série Boxing Day Tsunami Survivors, 2011, tirage Lambda, 35x52.5 cm

     






 
Tendance. Enquête photographique valaisanne
La Grenette, Sion, 12.09. - 26.10.2014 ; vernissage 12.09., 18h
www.eq2.ch

Avec : Sébastien Agnetti, Yannic Bartolozzi, Sophie Brasey, Bernard Dubuis, Aline Fournier, Jeanne Gerster, Robert Hofer, Olivier Lovey, Delphine Schacher, Brian Walker.

Tous les deux ans, l’EnQuête photographique valaisanne – EQ2 propose un thème traité en quinze images par dix photographes. Une exposition et une publication finalisent le travail collectif. En acteur incontournable de la mémoire collective, EQ2 a sélectionné les projets des photographes pour capter, une année durant, la tendance valaisanne. Après Transhumance (2010), Nuance (2012), voici Tendance. Avec ce troisième projet, l’EnQuête photographique valaisanne atteint sa maturité et démontre la pertinence d’une approche et d’une méthode qui fait son succès. 

Tendance: (n.f.) orientation spécifique d’une idée, d’un comportement ou d’un phénomène. Les mouvements politiques, artistiques, ou identitaires tout comme les phénomènes économiques ou environnementaux reflètent les multiples impulsions qui poussent les Valaisans à agir d’une certaine façon ou à répondre à certaines situations déterminées par certains comportements.

Pour sa série La mécanique céleste, Delphine Schacher s’est élevée, en téléphérique ou par un chemin céleste, vers Beudon, commune de Fully. Ses images compilent les instruments bruts du travail au mouvement facétieux du végétal. Ce sont, dit-elle, comme des intrigues visuelles. Un jeu de matières naturelles et synthétiques qui dévoile l’artifice.

Dans Heimweh, Olivier Lovey a figé quelques danseurs folkloriques pour l’éternité. Il les fait poser en statue de cire ou plus ambigüe dans des intérieurs de bâtiments muséifiés. Le culte du passé, tel les vanités de la peinture classique, voudrait ralentir la course du sablier.

Jeanne Gerster, dans Il serait temps, s’inquiète des changements climatiques. Quels paysages de montagne demain pour quels paysans ? Quels impacts locaux dans le désordre globalisé. On prédit trop de pluie et trop de sec qui vont aller en alternant, se blackboulant dans des événements extrêmes. Désastres et débâcles à chroniquer.

Dans Scientifiques en haute montagne, Yannic Bartolozzi nous conduit dans des paysages qui ne sont faits ni pour l’homme ni pour le végétal. Il interroge les lieux où l’environnement est une angoisse inhospitalière mais également la réponse existentielle à notre soif de comprendre. Là-haut, les constructions sont plus menacées que menaçantes.

Images : © EQ2 & les photographes
1. Delphine Schacher, Eclipse, de la série Mécanique Céleste, 2014
2. Olivier Lovey, Sans titre, 2014, de la série Heimweh
3. Jeanne Gerster, de la série Il serait temps, 2014
4. Yannic Bartolozzi, de la série Scientifiques en haute montagne, 2014


Yannic Bartolozzi, Sophie Brasey, Jeanne Gerster, Olivier Lovey et Delphine Schacher sont membres de NEAR.

   
 
Christian Lutz. In Jesus' Name
Accrochage, Club 44, La Chaux-de-Fonds, 10.09. - 30.10.2014 ; vernissage 10.09., 19h15
www.club-44.ch

Pour réaliser sa série intitulée In Jesus’ Name, Christian Lutz s’est immergé pendant une année (entre 2011 et 2012) dans la communauté évangélique suisse ICF. Célébrations et concerts de rock, camps de vacances, baptêmes, il photographie tous les événements auxquels il est convié. A peine sorti en novembre 2012, le livre se voit interdit par la justice zurichoise : 21 personnes, apparaissant dans l’ouvrage, portent plainte pour atteinte à l’image contre le photographe et son éditeur, le tout orchestré par les responsables de l’Eglise. Si le livre ne circule plus aujourd’hui, les photographies interdites sont en revanche régulièrement exposées et publiées, mais avec les stigmates de la sanction, barrées par le contenu des plaintes, telles que l’avocat des plaignants les a rédigées dans ses actions en justice.
     


 
Gian Paul Lozza. Somnium
Bildhalle, Zurich, 04.09. - 31.10.2014
www.bildhalle.ch

" The works from Gian Paul Lozza’s Somnium series play directly with the viewer’s cultural reservoir – the intersubjective storehouse of images and stories that has developed in popular culture. "This is a journey into the depths of the human psyche", says Gian Paul Lozza. "It is dark and melancholy there. The viewer is abandoned to himself. The film of internal images takes him captive and leads him into unknown recesses of his consciousness". Lozza also calls his landscape photographs Metascapes, providing a further allusion to a cultural-historical reference system that includes the landscape painting of the 19th century. Lozza photographs exclusively at night in order to focus in on the structural visual objects. The colours therefore generate apallid impression that leads to a painterly haziness. Associations are generated here to the imposing, almost abstract evening pictures of the Romantic William Turner, whose engagement with landscape has permanently changed how we represent the experience of nature. Gian Paul Lozza’s enigmatic visual worlds also involve changes in perception: his unpopulated landscapes certainly flirt with the concept of beauty but they insistently demand an engagement both with immediately existing realities and with photographic and cultural realities. "
Christoph Doswald, Art critic and curator

Images : Gian Paul Lozza, Memorial, 2010, pigment print, 110x153 cm
Gian Paul Lozza, Shrubs, 2010,pigment print, 165x110 cm

Gian Paul Lozza is a young member of NEAR.

     


 
David Gagnebin-de Bons. De Profundis
SAKS, Genève, 18.09. - 01.11.2014 ; vernissage 18.09., 18h
www.saks.ch

" [...] dans sa démarche autoréflexive, David Gagnebin-de Bons (1979, CH) met en lumière les enjeux de son propre travail d'artiste eu égard à la tradition qu'il s'approprie et métabolise. Chez lui, à travers des dispositifs techniques scrupuleusement maîtrisés – ses compositions –, il est question d'un au-delà des choses visibles, d'un ailleurs constitué de paysages étranges, comme rappelés, rêvés ou anticipés : d'autres lieux. [...] En disposant des objets fragiles sur l'autel du regard, dans la chambre noire de son cosmos optique, David Gagnebin-de Bons nous propose des monuments miniatures, des signes mystérieux voués à la contemplation. Ses images sont des transpositions révélatrices de quelque souvenir, quelque songe, quelque apparition, que sait-on. Leur sombre beauté en constitue la mémoire ou l'anticipation. "
Alberto de Andrés

Image : David Gagnebin-de Bons, Sans titre (Architecture), 2011, tirage ultrachrome, 80x100 cm
David Gagnebin-de Bons, Sans titre, 2011, tirage ultrachrome, 80x100 cm

David Gagnebin-de Bons est membre de NEAR.

     
 
Matthew Day Jackson. Family
Hauser & Wirth, Zurich, 30.08. - 08.11.2014
www.hauserwirth.com

Matthew Day Jackson’s interdisciplinary practice investigates the outermost limits of human experience. Drawing inspiration from layers of history that chart mechanical invention, territorial-exploration, warfare and medicine, Jackson works simultaneously with new technology and back-to-basics craftsmanship to create works that defy easy categorisation. Family presents over a dozen new works in the media of sculpture, painting, photography and work on paper.

"All art is a self-portrait, but at the same time, the source of the form, is a further meditation on the material used. This meditation is a continuation of a dialogue about the material that we use to describe who we are, beyond our flesh. We express ourselves to people we know and those we don’t, at various levels of intimacy, from the perfect stranger to someone with whom we would have sex. In our society and experience, which is increasingly dependent on branding, these outward expressions become who we are, from the paint on our door, the textiles we wear and furniture we have, to the type of TV or car that we may own. These are layers of flesh to be mined, to better understand and know our person in relationship to society and culture. "
Matthew Day Jackson

Image : © Matthew Day Jackson, A Brief History of the Domestication of Animals, 2014, silkscreened tar paper mounted on paper, Iris prints mounted on plywood, coyote pelt, horse hide, plywood, acrylic paint, wood frames, 366x166.7x5.8 cm. Photo: Genevieve Hanson. Courtesy the artist and Hauser & Wirth
     






 
Antonia Zennaro. Reeperbahn
Galerie Focale, Nyon, 28.09 - 09.11.2014 ; vernissage, 27.09., 17h30
www.focale.ch

Le Reeperbahn, le “red-light district” de Hambourg, est un quartier fameux pour ses vices. Les basses pulsions  humaines ont bâti les fondations de ce lieu. Prostitution, alcool, violences et toutes formes de libertés sont  précisément les éléments qui ont autrefois donnés au Reeperbahn son ambiance unique, onirique, le transformant en une société alternative, au sein même de la société.
Emoustillante et glorieuse dans le passé, qu’en est-il du Reeperbahn aujourd’hui?
Les marins sont une espèce en voie de disparition, l’argent ne court plus les rues, les vieux bars et clubs ferment les uns après les autres, “les millionnaires d’hier” sont en difficulté et travaillent dur pour financer leurs bières et leurs cigarettes. Un monde perdu entre les époques, accessible à tous mais réservé à de rares initiés. Derrière ces histoires et ces ombres existent de vrais individus, très présents et fragiles. Ils baignent dans les souvenirs du “bon vieux temps” et le plaisir d’en faire partie.
Le Reeperbahn est en train de disparaître, mais il est toujours une partie incontournable de l’identité de la ville, malgré son atmosphère  désormais tamisée. Le but de ce projet est de collecter les visages et les histoires, de regarder ce lieu tel qu’il est aujourd’hui, avant que la page ne se tourne.

Antonia Zennaro, née en 1980, est une photographe italienne, actuellement basée à Bogota en Colombie. En dehors des travaux de commande pour divers magazines et journaux en Europe et ailleurs elle se dédie depuis de longues années à documenter les enjeux sociaux à travers le monde. Antonia Zennaro est représentée par la Zeitenspiegel Agency de Stuttgart et par Contact Editions à Londres.

The Reeperbahn, the red-light district of Hamburg, is a mile famous for its sin. Basic human drives that were considered primitive in Western Society at the time laid the foundation of this place. Sex-for-cash, alcohol, violence and freedom were precisely the elements that once gave the Reeperbahn its unique, dreamlike mood, turning it into an alternative society within the society at large. But titillating and glorious in the past, the Reeperbahn is undertaking a big change.

Antonia Zennaro was born in 1980 in Hamburg and grown up in Bolzano, Italy. After living and studying in Paris, Barcelona and Rome she is now based in Hamburg and works as a freelance photographer.Next to commissioned work for national and international media she is working on personal projects realizing social documents. She is represented by the agency Zeitenspiegel, Stuttgart and Contact Editions, UK.


Focale est membre collectif de NEAR.

     




 
Yann Mingard. Repaires
PhotophorumPasquArt, Bienne / Biel, 28.09. - 16.11.2014 ; vernissage 27.09., 17h
www.photoforumpasquart.ch

"La série Repaires de Yann Mingard (1973, CH), aux images apparemment simples et dénuées d'effets spectaculaires, questionne nos rapports actuels à la nature et nous invite discrètement à nous plonger dans un espace-temps devenu peu ordinaire. Dans un territoire restreint comme la Suisse, le paysage à l'état " sauvage ", la nature vierge, existent-ils encore dans notre culture ou subsistent-ils uniquement sous forme de mythes - patriotiques, romantiques ou écologiques ?
Lors de ses repérages, le photographe a côtoyé les bêtes diurnes ou nocturnes à l'heure bleue où le silence souligne la transition entre deux mondes. Les pierres, herbes, branches et feuilles jonchant le sol, dont les images rendent si bien les textures végétales ou minérales, constituent des lieux de passage et des abris fragiles qui gardent quelques traces intimes du corps des animaux absents. Invisibles, ces derniers échappent à la chambre photographique qui représente une intrusion de l'homme dans leur refuge, protection précaire face à cette agression inattendue…
Sans être vivant, les photographies paraissent vides alors que leur composition complexe suggère la densité d'une présence au monde. Les images en plongée sur le sol, comme l'absence d'échappées vers le ciel, nous incitent à prendre le risque de nous immerger dans la nature - ou ce qu'il en reste - juste avant la perte de tous repères, dans l'ambiguïté du crépuscule."
Nassim Daghighian

" [...] The palette of Mingard’s photographs is muted, and the shadows are sooty and mysterious. These are not sweeping vistas, but private corners of the forest floor. Intimate and tightly cropped, they are pictures of experience; of a person discovering a lair in the woods, an animal returning home, and of day turning to night. [...]"
Phillip Prodger

Curateur / curator : Daniel Müller

Yann Mingard est membre de NEAR
.
   
 
Alexander Jaquemet. Lichtungen / Clairièes
PhotophorumPasquArt, Bienne / Biel, 28.09. - 16.11.2014 ; vernissage 27.09., 17h
www.photoforumpasquart.ch

Alexander Jaquemet (1978, CH) sonde les lieux reculés de la forêt où la nature apparaît sans artifice. Suscitant la contemplation, ses images parlent à l’imaginaire et convoquent légendes et récits qui entourent le mystère de la forêt.

Curateur / curator : Daniel Müller
     
 
Bart Julius Peters 
Sunday Inventory, Zurich,28.08. - 26.11.2014
www.sundayinventory.com

"As if from a fog, the images of Bart Julius Peters (1971, NL) rise up to meet us like some grand lost estate. Time does not inhere within the grounds of this magnificent ruin, where marble is indistinguishable from silver or flesh. Here mortals assume the uncanny power of idols, and statues are brought back to life by photographic rite. A tethered pony is fixed by the camera's gaze into a Greek equestrian frieze, at once the figure of Pegasus or Alexander's Bucephalus revived. The grey-haired head of a satyr strains against its metallic emulsion, while an emperor and his young male consort recline in their newly won ease. Through the photographic medium, the Classical past here stuns us with a flash of its sublime presence, yet retreats as quickly into a pale kingdom just beyond our reach. [...] " Lorne Darnell

Image : Bart Julius Peters, Untitled, 2004
   










 
Manifesto! An Alternative History of Photography
Fotomuseum Winterthur, Winterthur, 13.09.-23.11.2014, ; vernissage: 12.09., 18h
www.fotomuseum.ch

With: L. J. M. Daguerre, W. H. F. Talbot, Oliver Wendell Holmes, Francis Frith, Oscar Křifka, Peter Henry Emerson, Maurice Vidal Portman, Alfred Stieglitz, Louis Darget, Lewis W. Hine, Paul Strand, László Moholy-Nagy, Albert Renger-Patzsch, Alexander Rodtschenko, Johannes Molzahn, Man Ray, Edwin Hoernle, F. T. Marinetti and Tato, Germaine Krull, Karel Teige, August Sander, John Heartfield, Raoul Hausmann, Group F. 64, Heiner Kurzbein, Dorothea Lange, Raoul Ubac, Henri Cartier-Bresson, Otto Steinert, Johan van der Keuken, Minor White, Chris Marker, Mel Bochner, the Situationist International, Daido Moriyama, Keith Arnatt, Nobuyoshi Araki, Jo Spence and Terry Dennett, Victor Burgin, Luigi Ghirri, Allan Sekula, Jerzy Lewczyński, Rudolf Herz, Eugenio Dittborn, Sherrie Levine, Peter McKenzie, Martha Rosler, Martin Kippenberger, Joachim Schmid, Ai Weiwei, Shahidul Alam, Hossam el-Hamalawy, Renzo Martens, Thomas Hirschhorn, Hito Steyerl, BöhmKobayashi, Alfredo Jaar.

Manifesto! An Alternative History of Photography
is the first exhibition to explore the historical relationship between photography and the manifesto. Comprising 56 statements written by photographers covering the whole history of photography from the 1840s to the present day, it assembles those who have something urgent to say about the medium. The result is an engaging cacophony of voices, often programmatic, sometimes angry, but always hopeful.
The manifesto is a modernist mode par excellence, tied intimately to the interruptive strategies of the avant-garde and the design and typographic innovations that were so central to its revolutionizing of artistic production. During the 1920s and 1930s, photographers, too, turned to the manifesto form, declaring a break with the past and the centrality of the medium to social and artistic transformation. Thus for the Futurists, Paul Strand, or László Moholy-Nagy, photography offered to overturn the traditional arts and to transfigure human vision altogether. For Alexander Rodchenko, Edwin Hoernle and John Heartfield, photography’s aesthetic innovation would aid in the task of changing society as a whole. There is an urgency to the manifestos of the interwar period as photographers proclaimed the significance of the medium for larger struggles.

Modernist manifestos form the core of the exhibition, but the photographic manifesto also has an intriguing nineteenth-century pre-history and a significant post-war afterlife. From its very earliest days, photographers sought polemically to declare the importance of photography to the visual arts (W. H. F. Talbot, L. J. M. Daguerre), or offer truculent advice to those who ignored the specificities of photographic practice (Peter Henry Emerson, Maurice Vidal Portman, Alfred Stieglitz). In the immediate post-World War Two period, the photographic manifesto took a subjective turn as photographers attempted to redefine the foundations of a medium tainted by wartime propaganda (Otto Steinert, Minor White). However, the manifesto would recover its political voice after 1968 and in the hands of the Situationist International, Martha Rosler or Daido Moriyama it once again declared a new direction for photography against a backdrop of widespread upheaval.

The exhibition concludes with a selection of powerful contemporary manifestos, suggesting a recent revival in the manifesto form (Ai Weiwei, Thomas Hirschhorn, Hito Steyerl, Hossam el-Hamalawy). In part a response to the rise of social media, this urge by artists to reach for their keyboards suggests that photography is once again at a point of transformation, driven by the vast algorithmic power of the digital image and the role of the medium in contemporary social struggles. Clearly, for photographers, filmmakers and digital artists the photographic manifesto still has a role to play in fermenting political and aesthetic change. As the title of a work in the exhibition by Alfredo Jaar states, ‘You do not take a photograph, you make it'.

Finally, Manifesto! pays particular attention to the manifesto form itself, presenting an innovative display in which the manifestos are privileged visually. In a reversal of the traditional exhibition format, photographs are presented as visual captions to written statements. The installation reminds us that the manifesto is never purely a textual commentary, but rather a design object in its own right, often fusing word and image. Bringing together past and present, Manifesto! presents a new history of photography. It reveals the many ways that the medium has sought to renew itself by proclaiming a different future.

Curators : Florian Ebner and Duncan Forbes

Publication: Catalogue Manifeste! Eine andere Geschichte der Fotografie, Essen, Museum Folkwang / Winterthur, Fotomuseum Winterthur / Göttingen, Steidl, 2014, 256 pages (German).

Images: 1. F. T. Marinetti et Tato:, La Fotografia Futurista – Manifesto,, 11.04.1930, in Il Futurismo. Rivista Sintetica Illustrata, n°22, 11.01.1931
2. Martin Kippenberger, 6) Photographiert ruhig weiter, aber verletzt euch nicht dabei, in M.Kippenberger, Sand in der Vaseline, Bresil, s. n.,1986. © Estate of Martin Kippenberger, Galerie Gisela Capitain, Cologne
3. Nobuyoshi Araki, Nihm Bijutsu (L'appareil photographique entre homme et femme) , publié pour la première fois dans Nihm Bijutsu - periodical geijutsu seikatsu, Tokyo, novembre 1976, p. 116-123. Couverture du texte publié sous forme de livre en 1978 © Nobuyoshi Araki
4. BöhmKobayashi, in The Antifoto Manifesto, 2013 © BöhmKobayashi, Katja Stuke & Oliver Sieber
5. Alfredo Jaar, You do not take a photograph, you make it, 2013, lightbox. Exhibition view in Essen (detail) : Hartmut S. Bühler

6. © Aneta Grzeszykowska, Untitled Film Stills #3, 2006. Courtesy of Raster gallery, Warsaw

Fotomuseum Winterthur is a collective member of NEAR.

Fotomuseum Winterthur
   








 
Blow-Up. Antonioni's Film Classic and Photography
Fotomuseum Wintethur, Winterthur, 13.09. - 30.11.2014; vernissage: 12.09., 18h
www.fotomuseum.ch

The cult film Blow-Up by Michelangelo Antonioni (1966) occupies a central position in the history of film as well as that of art and photography. No other film has shown and sounded out the diverse areas of photography in such a differentiated way. The photographic range of Blow-Up is highly diversified and ranges from fashion photography and social reportage to abstract photography. Film stills are shown next to works that can actually be seen in Blow-Up, as well as pictures by David Bailey, Terence Donovan, Richard Hamilton, Don Mc Cullin and Ian Stepherson, that illuminate the cultural and artistic frame of the film production, London in the Swinging Sixties. The exhibition presents in several chapters the diverse and differentiated connections between film and photography, thus allowing a trenchant profile of the photographic trends of the 1960s.

Set against the social and artistic backdrop of London's Swinging Sixties, Blow-Up tells us about a fashion photographer by the name of Thomas (David Hemmings) who secretly photographs two lovers in a park. He later enlarges these pictures and believes that he has coincidentally documented a murder. The blow-ups reveal a man lurking in the trees with a gun and, as Thomas supposes, a corpse. However, the blow-ups only offer ambivalent proof as they become more and more blurred and abstract by the continuous enlarging. Even photography that supposedly represents reality like no other form of media cannot help in shedding any light on the mysterious events in the park. Pictorial reality – thus Antonioni's conclusion – is only ever constructed by the medium itself.

The meaning of photography for the film Blow-Up is most apparent when Antonioni uses it to characterise his main character Thomas. Played by David Hemmings, the protagonist is not only a fashion photographer, but is also working on an illustrated book with photographs of social reportage. In order to depict both the main figure and its two areas of work in an authentic way, Antonioni is guided by real photographers of the time; before starting to shoot the film he meticulously researched the work as well as environment of the British fashion (photography) scene.

In the course of his preparations Antonioni sent out questionnaires to fashion photographers and visited them in their studios. Thus the main character is modelled after various photographers like David Bailey, John Cowan and Don McCullin; some of them Antonioni asked to cooperate on his film. He also integrated their works, for example Don McCullin's reportage photographs that the protagonist browses through in the film, or fashion photographs by John Cowan that in the film can be seen in the protagonist's studio.

This filmic exploration of the representational power of images and their ambiguous meanings has served as inspiration to many contemporary photographers. Antonioni’s film classic remains a cryptic work, which is no less relevant today than when it was first created in 1966.

Curator: Walter Moser

Publication: The accompanying catalogue is published by Hatje Cantz.

Images : 1. Tazio Secchiaroli, David Hemmings and Veruschka von Lehndorff in Blow-Up, 1966, film still, ektachrome, 12.7 x 10.2 cm , BFI National Archive, Source: BFI Stills © Neue Visionen Filmverleih GmbH/Turner Entertainment Co. - A Warner Bros Entertainment Company. All rights reserved.
2. Arthur Evans, David Hemmings in Blow-Up, 1966, film still, gelatin silver print, 20.3 x 25.4 cm. Private Collection, Wien, Foto: Arthur Evans, Privatsammlung Wien. Courtesy: Neue Visionen Filmverleih GmbH
3. Don McCullin, Thomas’ „blow-ups“ from the park, 1966, gelatin silver print, 51 x 60.8 cm. Courtesy Philippe Garner, © Neue Visionen Filmverleih GmbH/Turner Entertainment Co. - A Warner Bros Entertainment Company. All rights reserved.
4. Don McCullin, Down-and-out Begging for Help, Aldgate,1961, gelatin silver print, 38 x 23.9 cm. Courtesy Hamiltons Gallery, London © Don McCullin. Courtesy Hamiltons Gallery, London
5. Eric Swayne, Grace and Telma, Italienische Vogue, 1966, gelatin silver print, 51 x 61 cm. The Estate of Eric Swayne © Eric Swayne


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Fotomuseum Winterthur


   








 
Gilles Peress. Telex Iran
Musée de l'Elysée, Lausanne, 17.09. - 30.11.2014 ; vernissage 17.09., 18h
www.elysee.ch

Gilles Peress (1946, FR ; vit à Brooklyn, USA) a documenté avec intransigeance les pages les plus sombres de l’histoire contemporaine, de la guerre civile en Irlande du Nord aux charniers de la Bosnie et du Rwanda. En 1979, il part en Iran photographier la révolution qui bat son plein, au moment de la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Il saisit le chaos et les contrastes des différentes mouvances politiques et religieuses en présence, l’effervescence des villes, mais aussi des scènes du quotidien, anodines, ironiques ou brutales.
De ce travail photographique au langage réflexif et extrêmement maîtrisé, il résultera un livre, Telex Iran (publié chez Aperture en 1984) aujourd’hui considéré comme un ouvrage majeur dans l’histoire de la photographie. Se jouant des catégories et des genres, Gilles Peress y juxtapose images et textes de manière à créer une dialectique tendue et ouverte à la fois, où la réalité politique et civile se révèle dans toute sa complexité. Réédité en 1997 chez Scalo, l’ouvrage n’a rien perdu de son caractère sismographique et incisif et garde toute son actualité au regard des derniers épisodes de l’histoire mouvementée de l’Iran.
Le Musée de l’Elysée est heureux d’accueillir les tirages originaux de cette deuxième édition de Telex Iran dans ses collections grâce à la généreuse donation d'une collection privée. Une sélection de ces 100 tirages réalisés en 1997 pour l’édition Scalo est dévoilée dans cette exposition réalisée en collaboration avec Gilles Peress.

Gilles Peress (b. 1946, FR ; lives in Brooklyn, US) has intransigently documented the darkest chapters of modern history, from the Troubles in Northern Ireland to the mass graves in Bosnia and Rwanda. In 1979, he went to Iran to photograph the revolution at its height, during the hostage crisis at the US embassy in Tehran. He captured the chaos and the contrasts between the various political and religious circles of influence, the turmoil in the cities, but also everyday scenes of trivia, irony or violence.
This work, in a reflexive, very controlled photographic language, resulted in the book Telex Iran (published by Aperture in 1984), now considered a major work in the history of photography. In it, Gilles Peress plays on categories and genres, juxtaposing images and texts in such a way as to create a dialectic that is at once tense and open, and reveals political and civil reality in all its complexity. Republished in 1997 by Scalo, the book has lost none of its seismic and incisive character and has remained highly topical in light of the most recent episodes in Iran’s turbulent history.
The Musée de l’Elysée is pleased to welcome into its collection the original prints from this second edition of Telex Iran, thanks to the generous gift from a private collection. A selection from these 100 prints created in 1997 for the Scalo edition will be shown in this exhibition produced in collaboration with Gilles Peress.


Images : © Gilles Peress / Magnum Photos
Gilles Peress, A demonstration in favor of the leading opposition figure, Ayatollah Kazem Shariatmadari, Tabriz, Iran, 1980
Gilles Peress, A sign in front of the U.S. Embassy, Teheran, Iran, 1979
Gilles Peress, Clergy members present grievances to the revolutionary government, Azerbaijan, 1979
Gilles Peress, Street, Tabriz, Iran, 1979
Gilles Peress, Savak agents on trial at Evin prison, Teheran, Iran, 1979


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Musée de l'Elysée, Lausanne
   








 
Amos Gitai. Architecte de la mémoire
Musée de l'Elysée, Lausanne, 17.09.2014 - 04.01.2015 ; vernissage 17.09., 18h
www.elysee.ch

Dédiée à l’œuvre du cinéaste israélien Amos Gitai, l’exposition est une coproduction avec la Cinémathèque suisse, la Cinémathèque française et Galeries, Bruxelles. Réalisé d’après ses archives, ce projet multimédia explore quarante ans de création, réunissant documents rares, extraits de films et photographies. L’exposition dévoile des thèmes qui lui sont chers, les frontières, l’architecture, les friches, la langue ou l’histoire, ainsi organisés : " Kippour, naissance d’un cinéaste ", " Réalités et frontières ", " Mythologies " et " L’exil et le monde ".
En 1973, pendant la guerre du Kippour, Gitai est gravement blessé. Ce trauma fait surgir une expression artistique spontanée (dessins, films Super 8) avant de devenir, vingt ans plus tard, le sujet de deux longs-métrages (Kippour, souvenirs de guerre et Kippour). Cinéaste engagé, Gitai interroge l’identité et les paradoxes d’Israël (House, Wadi, Free Zone) où le conflit israélo-palestinien n’est jamais absent. Au-delà de ce présent bousculé, son œuvre puise ses origines dans des mythes fondateurs qu’il étaye et subvertit à la fois, avec une prédilection pour la poésie biblique, le cœur d’Esther, sa première fiction. Pris à partie par la censure, Gitai fait le choix de l’exil à des moments décisifs de sa vie. L’occasion de rencontres inspirantes, comme sur Berlin-Jérusalem. Depuis les années 1980, Gitai n’a cessé de filmer les failles d’autres régions du monde prisonnières, comme le Moyen-Orient, de leurs contradictions (Le Jardin pétrifié, Ananas). Le cinéma d’Amos Gitai n’a pas de frontières.

Amos Gitai. Architect of Memory
Dedicated to the work of Israeli filmmaker Amos Gitai, this exhibition is a coproduction with the Swiss Film Archive, the Cinemathèque française and Galeries, Brussels. Created from his archives, this multimedia project explores forty years of work, combining rare documents, film extracts and photographs. The exhibition reveals themes that are important to him: boundaries, architecture, wastelands, language and history, organized as follows: “Kippur, Birth of a Filmmaker”, “Realities and Boundaries”, “Mythologies” and “Exile and the World”.
Gitai was seriously wounded in 1973 during the Yom Kippur War. This trauma gave rise to spontaneous artistic expression (drawings, Super 8 films) before becoming the subject of two feature-length films twenty years later (Kippur: War Memories and Kippur). Gitai is a politically engaged filmmaker who explores the identity and paradoxes of Israel (House, Wadi, Free Zone), where the Israeli-Palestinian conflict is never absent. Beyond this turbulent present, his work probes its origins in founding myths that he simultaneously reinforces and subverts, with a predilection for biblical poetry, which lies at the heart of Esther, his first fictional film. Subjected to censorship, Gitai has chosen exile at decisive moments in his life. These were times of inspiring encounters, such as in Berlin-Jerusalem. Since the 1980s, Gitai has never stopped filming rifts in other parts of the world that—like the Middle-East—have become imprisoned by their contradictions (The Petrified Garden, Pineapple). Amos Gitai’s cinema has no boundaries.


Curateur / curator : Matthieu Orléan, collaborateur artistique à la Cinémathèque française

Images : Yuval Scharf dans le fiml d'Amos Gitai, Ana Arabia, 2013 © AGAV Films
© Ziv Koren, Photographie de plateau de Kippour d'Amos Gitai, 2000 © AGAV Films / Ziv Koren
© Ziv Koren, Juliette Binoche, photographie de plateau de Désengagement d'Amos Gitai, 2007 © AGAV
© Ziv Koren, Amos Gitai, Natalie Portman, Hana Laslo, photographie de tournage de Free Zone d'Amos Gitai, 2004 © AGAV Films / Ziv Koren
Anonyme, Amos Gitai (à droite) dans son unité de secouristes, pendant la guerre de Kippour, 1973. Cette photographie fut publiée en couverture de L’Express, le 15 octobre 1973
© AGAV Films

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Chaplin, entre guerres et paix (1914-1940)
Musée de l'Elysée, Lausanne, 17.09.2014 - 04.01.2015 ; vernissage 17.09., 18h
www.elysee.ch

Charlie Chaplin doit-il continuer à faire du cinéma ou rejoindre les tranchées ? La polémique sur le non-engagement de l’acteur britannique aux côtés des siens éclate dès 1915. Alors au début de sa gloire, Chaplin est déjà confronté aux critiques. Vingt-cinq ans plus tard, ce sera à son tour de questionner les convictions morales et politiques à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.
En 1914, l’Amérique découvre ce jeune comédien de music-hall sur les écrans des cinématographes dans les films burlesques de la Keystone. En quelques mois, Chaplin devient l’une de leurs vedettes. Se démarquant par sa défroque, son style et ses mimiques, son personnage plaît au public. La Première Guerre retarde la diffusion de ses courts-métrages sur le vieux continent à 1915, mais Charlot y est tout aussi populaire, auprès des civils comme des "poilus".
Chaplin ne quitte pas sa terre d’accueil mais continue d’entretenir le moral des troupes par son humour. Il rallie néanmoins l’effort de guerre en 1918 et produit un court métrage de propagande en faveur de la troisième campagne des Bons de la liberté. Cette même année, il tourne Charlot soldat, un Charlot héroïque qui réussit à capturer le Kaiser, alliant situations comiques et réalisme des tranchées. Sorti quelques semaines avant l’armistice, le film connaît un véritable succès.
La conscience politique de Chaplin s’aiguise encore pendant l’entre-deux-guerres, de même que ses préoccupations pour l’économie. La montée du fascisme au début des années 1930 inquiète celui qui était devenu un pacifiste convaincu. C’est un cinéma engagé qu’il met en œuvre en tournant Le Dictateur en 1939-1940. Chaplin brosse une caricature de la dictature où se mêlent ironie et tragédie. Charlot, l’opprimé de la société, se retrouve sous les traits du barbier juif. Pour son premier film entièrement parlant, le cinéaste ose dire tout haut ce que beaucoup préfèrent taire.
L’exposition présentée par le Musée de l’Elysée rassemble des tirages originaux et des documents d’époque appartenant aux Archives Chaplin, dont les photographies sont déposées depuis 2011 au musée. Des extraits de films, des photographies des deux guerres mondiales issues de la collection du musée et des affiches de la Cinémathèque suisse, ainsi que de collections privées, étayent les prises de position de Chaplin face à l’Histoire.

Chaplin, Between War and Peace
Should Charlie Chaplin keep making films or enter the trenches? The controversy over the fact that the British actor was not fighting alongside his own people erupted in 1915. At the beginning of his glory, Chaplin was already confronted by criticism. Twenty-five years later, it was his turn to question moral and political convictions at the dawn of the Second World War.
In 1914, Americans discovered this young music-hall comedian on movie screens in Keystone’s burlesque films. In a few months, Chaplin became one of their stars. His character was a hit with audiences, standing out for his getup, his style and his funny faces. Because of the First World War, distribution of his first short films to the old continent was delayed until 1915, but the Tramp was just as popular there, with both civilians and soldiers.
Chaplin did not leave his second home, but he kept bolstering the troops’ morale with his humor. Nevertheless, he joined the war effort in 1918 by producing a short propaganda film in favor of the Third Liberty Loan. That same year, he filmed Shoulder Arms, in which a heroic Tramp succeeds in capturing the Kaiser. It combines comic situations with the realism of the trenches. Released a few weeks before the armistice, the film was a big success.
Chaplin’s political consciousness sharpened even more during the interwar period, as did his concerns about the economy. The rise of fascism in the early 1930s worried this man who had become a staunch pacifist. He implemented a politically engaged cinema by filming The Great Dictator in 1939 and 1940. Chaplin painted a
caricature of the dictator, mixing irony and tragedy. Oppressed by society, the Tramp finds himself in the role of a Jewish barber. For his first full-ledged “talkie”, the filmmaker dared to say out loud what many would have preferred to keep silent.
The exhibition presented by the Musée de l’Elysée assembles original prints and vintage documents from the Chaplin Archives, whose photographs have been deposited at the museum in 2011. Film extracts, photographs of the two world wars from the museum’s collection and posters from the Cinemathèque suisse and private collections enhance our understanding of Chaplin's stance towards History.


Curateurs / curators : Carole Sandrin et Sam Stourdzé, assistés de Lydia Dorner

Images :
© Roy Expot S.A.S. Courtesy Musée de l'Elysée, Lausanne
Shoulder Arms (Charlot Soldat), 1918 (scan Cineteca di Bologna)
The Champion (Charlot Boxeur), 1915
Modern Times (Les Temps Modernes), 1936
The Great Dictator (Le Dictateur), 1940
Charles Chaplin pose dans le costume de Charlot, vers 1915



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Hans Eijkelboom. Portraits and Cameras
MSAP - Musée Suisse de l'Appareil Photographique, Vevey, 13.09.2014 - 01.03.2015
Exposition dans le cadre du Festival Images, vernissage 13.09., 11h
www.cameramuseum.ch

Né en 1949 aux Pays-Bas, Hans Eijkelboom a fait sa formation en Arts visuels et utilise beaucoup la photographie pour ses travaux qu’il expose et publie régulièrement. Après avoir exploré l’influence de l’apparence et de l’habillement, il a souhaité montrer comment l’individu perd progressivement son identité propre pour se fondre dans une société globalisée et consumériste aux coutumes parfois étranges et fascinantes… de l’être humain, ses recherches se sont étendues à son environnement dans une vaste typologie des gens et des lieux de ce monde.

A la manière d’un anthropologue, Hans Eijkelboom procède pour sa démonstration par diverses séries d’images prises méthodiquement dans des lieux donnés durant une assez longue période, pour aboutir à diverses expositions et publications. Son travail Portraits and Cameras obéit à la même exigence sérielle : 60 images publicitaires d’appareils photographiques de 1949 à 2009, accompagnées de 60 portraits de sa naissance à ses 60 ans… et des 60 appareils sortis pour l’occasion des collections du Musée.

Born in the Netherlands in 1949, Hans Eijkelboom studied visual arts and uses photography a lot in his works that he exhibits and publishes regularly. After exploring the influence of appearance and dressing, he wanted to try and show how a person progressively loses his own identity and merges into a globalised consumerist society with sometimes strange and fascinating customs…of the human being, and his research extended into his environment in a vast typology of people and places around the world.

Like an anthropologist, Hans Eijkelboom’s demonstration proceeds through various series of pictures methodically taken in certain places over quite a long period of time, culminating in various exhibitions and publications. His work, Portraits and Cameras follows the same serial pattern: 60 pictures advertising cameras from 1949 to 2009, accompanied by 60 portraits from his birth to his 60th birthday…. and 60 cameras assembled from the Museum’s collections for the occasion.


Images : Hans Eijkelboom, de la série Portraits and Cameras. 1949-2009, 2009

Le MSAP est membre collectif de NEAR.

MSAP 
EXPOSITIONS EN COURS / ONGOING EXHIBITIONS




 
Cindy Sherman. Untitled Horrors
Kunsthaus Zürich, 06.06. - 14.09.2014
www.kunsthaus.ch

Toutes les œuvres majeures réalisées par Cindy Sherman (1954, USA) aux différentes périodes de sa création sont visibles dans cette exposition : les images des débuts de l’artiste et la célèbre série des Untitled Film Stills, qui rappellent les photos de plateau du néoréalisme italien et le film noir américain, y côtoient des œuvres plus tardives des Hollywood/Hampton Types (2000-2002), les Clowns (2003-2004) rencontrent la série des Sex Pictures (1992). Ces mises en regard montrent que Cindy Sherman, avec une cohérence impressionnante, n’a cessé d’aborder les questions fondamentales de l’existence humaine, en explorant chaque fois de nouvelles possibilités formelles. L’artiste laisse l’interprétation de ses images ouverte, préférant inviter les spectateurs à développer eux-mêmes les histoires suggérées et à imaginer leurs propres titres.

American artist Cindy Sherman (born 1954) is one of the leading exponents of staged photography. The retrospective includes all the key works from the various phases of Cindy Sherman’s artistic career. Iconic pieces from the early period, such as the famous Untitled Film Stills series, reminiscent of Italian Neo-Realism and American film noir, appear alongside the later photographs of Hollywood/Hampton Types (2000-2002), while the Clowns (2003-2004) encounter the Sex Pictures series from 1992. These juxtapositions reveal the remarkable consistency with which, throughout her long career, the artist has engaged with fundamental issues of human existence and repeatedly explored new avenues of formal expression. Cindy Sherman leaves it to the viewer to read the pictures in their own way, inviting them to develop the stories behind them as they see fit, and come up with their own titles.

Curatrice / curator  : Mirjam Varadinis.

Images : © Cindy Sherman. Courtesy of the artist and Metro Pictures, New York.
1. Cindy Sherman, Untitled #153, 1985, tirage couleur chromogène, 170.8×125.7 cm
2. Cindy Sherman, Untitled #93, 1981, tirage couleur chromogène, 61×121.9 cm
3. Cindy Sherman, Untitled #458, 2007-2008, tirage couleur chromogène, 195×147 cm
     
 
L’Harmonie des extrêmes‏
Stadtgalerie, Berne, 22.08. - 20.09.2014
www.stadtgalerie.ch

Avec / with : Saskia Edens, Gilles Rotzetter, Christoph Hess, Jürg Luedi, Brigitte Lustenberger


Image : Brigitte Lustenberger, Bugs Unknown I, 2014

Brigitte Lustenberger est membre de NEAR. www.lufo.ch

   




 
Anoush Abrar. OPTI
Maison d’Ailleurs, Yverdon-les-Bains, 20.06. - 21.09.2014
www.ailleurs.ch

L'exposition présente une série exclusive de photographies d’Anoush Abrar, photographe professionnel et lauréat du prestigieux Taylor Wessing Photographic Portrait Prize. L’artiste a été invité à superviser un atelier pour les élèves de l’établissement OPTI (Organisme pour le Perfectionnement scolaire, la Transition et l’Insertion professionnelle) de Morges sur le thème choisi " Le héros que j’aurais voulu être ". Le résultat est une magnifique collection de portraits d’élèves qui ont pu incarner les héros qu’ils admirent le plus. Ces clichés seront accompagnés de travaux des élèves. Vous y découvrirez comment des super-héros surgissent des livres d’allemand pour lutter contre les terribles super-vilains Panik et Démotivation.

Anoush Abrar (1976, CH) est né à Téhéran, Iran ; il vit à Lausanne et Londres. Après ses études à l'ECAL (Master en photographie, 2004), où il enseigne depuis 2005, il a travaillé comme artiste en duo avec Aimée Hoving jusqu'en 2011. Son intérêt principal se porte sur les traditions du portrait et de la photographie de mode, dont il se joue par des effets d'exagération ou de distorsion, de provocation et de glamour. Son travail a été primé plusieurs fois et exposé internationalement dans les galeries et musées. Il collabore avec de nombreux magazines réputés.

Born in Teheran, Iran, Anoush Abrar (1976, CH) lives in Lausanne and London. After his studies at ECAL Lausanne (Master in Photography 2004) – where he is teaching since 2005 – he was working as an artist duo together with Aimée Hoving until 2011. His main focus lies in the tradition of fashion- and portrait photography though enriched with exaggeration and distortion as well as provocation and glamour. His work has been shown in museums and galleries around the world, he has taken part in countless photographic competitions. His work has been featured in countless national and international magazines.

Images : 1. © Anoush Abrar, Debora, 2014 1.
2. © Anoush Abrar, Daniela, 2014
3. © Anoush Abrar, Debora, 2014


Anoush Abrar est membre de NEAR. www.anoushabrar.com
     




 
Adrien Golinelli. Bonheur National Brut
Focale, Nyon, 10.08- 21.09.2014
www.focale.ch

Le Bhoutan n'existe pas. C'est le produit de nos fantasmes, notre terre promise inatteignable, le réceptacle de nos espoirs déçus et de nos frustrations. Comme lorsque enfant, nous nous transposions dans la peau d'un héros pour fuir un sentiment de faiblesse, désormais quand nous perdons confiance en nos objectifs, en notre travail, en notre société, en notre économie, nous nous tournons vers ce havre intérieur qu'est le Bhoutan. Une contrée de vertes vallées où l'argent ne compte pas, où la mode ne dicte pas ses codes, où la "technologie destructrice de la société occidentale" est gardée à distance par une force spirituelle plus forte que tout désir matériel.
Il existe cependant un pays au nom identique, le Bhoutan. Plutôt qu'un pays, un chantier géant. Sa capitale ne cesse d'enfler, l'intégralité de ses rivière est en train d'être entravée par des barrages géants, et on perce des routes au quatre coins du territoire. Ce pays était naguère le plus pauvre d'Asie, et pour cacher ses oripeaux, a inventé l'idée de "Bonheur national brut", remplaçant habilement un Produit national brut quasi-inexistant.
Depuis, ce Bhoutan-là s'est construit une économie moderne et désormais on y fait du business comme partout ailleurs. Son Bonheur national brut s'est révélé être un excellent outil de marketing utilisé à fond pour attirer un tourisme de luxe, limité aux visiteurs les plus riches. Ceux, précisément, qui croient aller dans un Bhoutan de contes.
Le véritable Bhoutan a un pied dans le Moyen-âge et un pied dans la mondialisation. C'est bien un pays de contes, mais de contes de Grimm. On y pend encore des supposées sorcières, et le haut clergé se repaît grâce aux menus économies de la populace. Tous les prétextes sont bons pour réclamer un don : Même le salut de l'âme des animaux morts !
A côté des touristes qui ne les voient pas, aveuglés par leur chimère, les Bhoutanais semble sortir d'un âge sombre. Ils sont vampires, loups-garous, nixes, elfes ou nains, peuple terreux, peuple hagard. Des apparitions ambiguës, à la fois proches et inquiétantes, dans un entre-temps irréel.

Adrien Golinelli (1987) est né et vit à Genève. Après des études universitaires de linguistique, il a été lauréat du Prix Paris Photo Jeunes Talents 2012 avec Corée du Nord, l'envers du décor. Ce même travail a notamment été sélectionné au festival d'Arles 2013 et a fait l'objet d'un livre aux Éditions de la Martinière (2013).

Focale est membre collectif de NEAR.

     
 
Noha Mokhtar et Lucas Uhlmann. Calderas
Alte Papierfabrikhalle, Landquart, 23.08. - 27.09.2014

“Calderas” est un terme géologique qui définit l’effondrement central, se remplissant souvent d’eau, formé par une éruption volcanique. Pour une première exposition temporaire à la Alte Papierfabrikhalle de Landquart, nous investissons le lieu avec une installation qui réagit au contexte régional, en utilisant des matériaux provenant des montagnes voisines. Par un travail sur les piscines, nous explorons la nature des liens existants entre ce lieu d’exposition atypique et son environnement.
Noha Mokhtar et Lucas Uhlmann

Infos : mokhtar.noha@gmail.com

Noha Mokhtar est membre de NEAR. www.nohamokhtar.ch
     


 
Horst Tappe, portraits d’écrivains
Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, 21.06. - 28.09.2014
www.fondation-janmichalski.com

Installé à Montreux sur les Rives du lac Léman depuis 1965, Horst Tappe (1938-2005) a photographié, toujours en noir et blanc et avec son Hasselblad, les plus grands : acteurs, écrivains, peintres, journalistes, musiciens ou encore scientifiques. Il est connu pour ses portraits de Vladimir Nabokov et Oscar Kokoschka qui ont fait le tour du monde. La Fondation Jan Michalski s’associe à la Fondation Horst Tappe pour vous présenter une exposition qui rassemble une cinquantaine de portraits d’écrivains.
Durant cinq décennies, avec beaucoup d’exigence et de pudeur, Horst Tappe a voyagé pour aller à la rencontre de personnalités marquantes que souvent il admirait profondément. Parmi eux, de très nombreux écrivains avec qui il a souvent établi des liens privilégiés. Véritable génie du portrait, Horst Tappe resserrait le cadrage sur le visage, cherchait à saisir l’éclat d’un regard, l’expression de la personnalité. Pour lui, il ne s’agissait pas seulement d’immortaliser quelqu’un. Une prise de vue était une rencontre qui se prolongeait ensuite au laboratoire. Chaque photographie est une œuvre en soi, basée sur un incomparable art du noir et de la lumière. Il s’est sans doute livré ainsi à une " recherche de l’humanité ", pour reprendre une expression de son ami Oskar Kokoschka.

Horst Tappe (1938-2005) settled down in Montreux on the shores of Lake Geneva in 1965 and photographed the most famous of this world, always in black and white and with his Hasselblad : actors, writers, painters, journalists, musicians and scientists. He is known worldwide for his portraits of Vladimir Nabokov and Oscar Kokoschka. In collaboration with the Horst Tappe Foundation, the Jan Michalski Foundation hosts an exhibition of about 50 images dedicated to Horst Tappe’s portraits of writers.

Publication : Horst Tappe. 50 Jahre – 1000 Blicke, Berne, Till Schaap Edition, 2014, DE, FR, EN, texte de Jacques Roman et entretien avec l’imprimeur Jean Genoud par Daniel Giradin.

Images : © Fondation Horst Tappe (retirages d’après les négatifs originaux)
1. Horst Tappe, Susan Sontag, 1987, tirage argentique baryté, 34.9x27.8 cm
2. Horst Tappe, Ella Maillart, 1987, tirage argentique baryté, 34.9x27.8 cm
   










 
Underground. The Spectacle of the Invisible
Museum für Gestaltung, Zurich, 04.07. - 28.09.2014
www.museum-gestaltung.ch

Underground railway stations and huge tunnels, basement clubs and secret bunkers – we are spending increasing amounts of our lives underground. In a new exhibition the Museum für Gestaltung makes visible this immensely wide-branching reality under the surface. It is difficult to imagine how our lives would be without all the underground train stations and cinemas, without the tunnels, water reservoirs and service pipes. The exhibition “Underground – The Spectacle of the Invisible” investigates these man-made spaces beneath ground level for the first time in Switzerland. In Switzerland this is a particularly topical theme, as in the short period since the start of the new millennium the volume of all tunnel and shaft constructions has practically doubled. This is due in part to the Alpine Base Tunnel and the Durchmesserlinie in Zurich. But why are we increasingly building underground?

Protection and free space. The reality of the underground exists in a field of tension defined by possibility, necessity and wishful thinking. For many structures a location underground is chosen for purely pragmatic reasons, as a way of creating additional space – for instance for garages or for the food departments of supermarkets. Other complexes are put below ground level out of necessity, as they are more protected or more discreet there. This applies to spaces for religion or research just as much as to the Government bunker, which is so secret that officially it does not even exist. On the other hand underground or independent culture takes over empty spaces as places for a utopia, where freedom appears unlimited. The potential of unused space beneath the earth has been recognized not only by basement clubs, cinemas and theatres but also by those who run established cultural or data storage facilities. In such adaptations the factor time is of major importance. The underground structure, which is always extremely solidly constructed, generally outlives what is built above ground level.

Designing the invisible. In addition to examining the reasons for building underground the exhibition also takes a look at the design of underground spaces and enquires how specific places are created through the use of space, material, colour and light. Although underground structures are designed in many different ways they all have one thing in common: they lack an external appearance. The structures may be small or large, but they are never real buildings. Only the entrances at the transition between under and above ground can be given an architectural form and indicate what lies below. In view of the great significance of the underground visual media have developed processes to make the invisible understandable. One milestone in the history of this process of making visible was the plan of the London Underground from the 1930s, which presented the transport network as a system and emphasized the options for changing from one line to another. This plan design had the disadvantage that it strongly distorted the real geography. But its advantages for travellers are so striking and numerous that other transport systems adopted it.

Life underground. The underground occupies in an existential way those people who spend a significant part of their life below ground level because they work or find shelter there. In contrast those who make feature films follow their own specific filmic interests and present the underground in a way that has less to do with everyday experience and more with the public’s delight in feeling fear. They build up their narratives and their drama on the cramped conditions, the darkness, the labyrinthine or eerie quality that we like to attribute to the underground.

Scenography of the underground. In seven thematic spaces, whose scenographic design is inspired by the underground, the exhibition uses models and photos, videos and graphics, some of them specially made, to present important national and international structures from the present day. The example of Zurich is used to show the high density of use of the underground in the modern-day city. The underground becomes visible as an independent habitat, which in the future will most probably shape our cities and our landscape to an ever greater extent than is already the case today.

Curator : Andres Janser

Images :
1. © Luca Zanier, Access Tunnel to the Underground Central, Ferrera (achevé en 1963), 2011
2. Chris Marker, Untitled 188,de la série Passengers, 2011 © Peter Blum Gallery, New York
3. Carol Reed, The Third Man, film still, 1949 © London Film Productions
4. © Silvio Maraini, Reservoir Ibruch, Zumikon (achevé en1967), de la série Geflutete Kathe-dralen, 2011
5. © Andri Pol, Tunnel of the Large Hadron Collider LHC, de la série Human beings at CERN, 2013
6. Gérard Miedinger, Customer bank vault Julius Bär, Zurich, 1983, photo: Christian Zingg (2013)
© Julius Baer Art Collection


     
 
Erich Lindenberg Massimo Vitali. Into the White
Erich Lindenberg Art Foundation, Villa Pia Museum, Porza, 11.05. – 05.10.2014
www.museovillapia.org

Into The White displays some unpublished images of Massimo Vitali (Como 1944), one of the most world-renowned Italian photographers, along with a new selection of paintings by Erich Lindenberg (Gronau 1938–Berlin 2006). Vitali’s shots are typically realized in public spaces where large crowds gather for leisure. Swimming pools, parks, discos, crowded beaches: the obsessive reiteration of the same subjects and places, the absence of close-ups combined with long or very long shots – with wide and uniform panoramic views of landscape and crowd – are technical devices that highlight the progressive loss of personality in individuals, the paradox of a culture more and more based on imitation and conformism. These are the distinctive traits of contemporary culture that Vitali interprets with originality and neutrality. As he explains himself, “Images must have a magic dimension that combines sociological and ludic themes, and develops narrative structures.”
   
 
Roger Ballen. Asylum of the Birds
Christophe Guye Galerie, Zurich, 21.08. - 10.10.2014
www.christopheguye.com

A Johannesburg, où il vit depuis les années 1970, le photographe américain Roger Ballen a découvert une maison très particulière, qui est devenue le sujet central de son travail. Il a baptisé cet endroit Asylum, qui est aussi le titre de cette série. L’asile, à la fois lieu de refuge, mais aussi lieu d’enfermement. C’est cette ambiguïté qui donne le sens à ce travail de mise en scène, entre le symbole lumineux, libre et pacifique que représentent les oiseaux et l’aspect sombre, chaotique et emprunt de folie, révélés par la photographie.

Roger Ballen (born 1950, New York) is one of the most original image makers of the twenty-first century. Asylum of the Birds showcases his iconic photographs, which were all taken entirely within the confines of a house in a Johannesburg suburb, the location of which remains a tightly guarded secret. The inhabitants of the house, both people and animals, and most notably the ever-present birds, are the cast who perform within a sculptural and decorated theatrical interior that the photographer creates and orchestrates.

Image : © Roger Ballen, Gaping, 2010
     










 
1914/18 – Images de la frontière
Fondation suisse pour la photographie, Winterthur, 07.06. - 12.10.2014
www.fotostiftung.ch

La Grande Guerre de 14-18, c’est non seulement l’engagement de nouveaux engins de combat et d’armes de destruction de masse, mais aussi le premier conflit où les médias modernes et la communication visuelle (films et photos) jouent un rôle important. Même si le reportage photographique n’est encore guère développé - les photoreportages tels que nous les connaissons de la Deuxième Guerre mondiale n’existent pas encore - d’innombrables documents photographiques nous sont parvenus, qui donnent une image vivante et tangible du quotidien de la société militaire et civile, des sentiments et des réflexions de toute une génération.
Les cartes postales photographiques sont parmi les documents les plus parlants de l’époque de la Première Guerre mondiale. Envoyées par centaines de milliers par les soldats à leurs proches, ces cartes ne sont pas que des supports d’écriture. Elles sont d’abord des photos originales, souvent réalisées par des amateurs sur le terrain, tirées à quelques exemplaires sur papier-photo : portraits, scènes prises sur le vif à la cuisine ou à l’infirmerie, soldats entre eux ou en contact avec la population civile. Avec leurs sujets a priori inoffensifs, elles paraissent comme une forme de sédatif collectif dans le contexte de 14-18, un moyen de tenir en échec la peur et l’incertitude. Mais elle montrent aussi comment l’occupation de la frontière suisse et la guerre étaient vécues et perçues, avec des messages sous-jacents sur l’absurdité des conflits armés, la solidarité entre gens frappés par un même sort, l’attente interminable d’une catastrophe ou le sentiment d’impuissance face aux mouvements qui se jouent sur l’échiquier de la politique mondiale.
Dans le courant des dernières années, la Fotostiftung Schweiz a rassemblé plus d’un millier de ces témoignages émouvants. Elle les montre pour la première fois. L’exposition de la Fotostiftung ne donne pas à voir une illustration documentaire de la réalité de la Première Guerre mondiale. Pourtant, elle reflète avec une rare authenticité les multiples réalités d’un monde en état d’urgence.

Film documentaire : Schöner wär’s daheim de Heinz Bütler.
Beatrice von Matt, Anton Holzer, Georg Kreis et Peter Pfrunder effectuent ensemble un voyage dans le temps : ils revisitent les situations, les événements, les personnages, les mises en scène et les instantanés de l’occupation de la frontière en 1914-1918, les replacent dans leur contexte historique, mais parlent aussi de ce qui les interpelle et les touche personnellement dans les épisodes racontés ici. Montré dans le cadre de l’exposition, le film figure dans le DVD Bilderwelten vom Grossen Krieg. 1914-1918 de Heinz Bütler et Alexander Kluge (production : nzz tv/dctp.tv, 2014).

Pictures from the Border

The First World War not only gave rise to a new kind of devastating war machinery and heretofore unknown means of mass destruction, it was also the first war in which modern mass media and visual communication (film and photography) played a major part. Although photoreportage of the kind familiar to us from the Second World War was not yet so highly developed, a wealth of photographic evidence still exists, proving direct and lively insight into everyday military and civilian life, as well as into the feelings and thoughts of a whole generation.
Photo postcards were among the most informative pictorial documents from the period of the First World War. These cards, sent in their hundreds of thousands by soldiers from the border to their loved ones at home, were not just simple industrially-produced printed matter. Often they were original photographs taken on site by amateurs and enlarged on photographic paper in small editions: portraits taken outdoors, scenes from the field kitchen or hospital, views of men socialising or in contact with the civilian population. Given their superficial harmlessness, they seem like a collective sedative, a mass medium for repressing anxiety and uncertainty. Yet they also indicate how the Swiss border occupation of 1914/18 was experienced at everyday level and how the Great War was perceived - with subliminal messages about the absurdity of war, about solidarity in a community with a common destiny, about endless waiting for the emergency and about powerlessness in the face of geopolitical developments.
Over the years, the Fotostiftung Schweiz has collected more than 1,000 of these touching pictorial witnesses and is presenting them now for the first time. The arrangement chosen by the Fotostiftung is not intended to provide a documentary illustration of the reality of the First World War. Nevertheless, it represents a highly authentic reflection of a world in a state of emergency.


Commissaire / curator : Peter Pfrunder

Publication : Schöner wär’s daheim, Peter Pfrunder éd., Winterthur, Fotostiftung Schweiz / Zurich, Limmat Verlag, 2014.

Images : Cartes postales photographiques, Collection de la Fotostiftung Schweiz
1 et 2. Vers 1914 ; 3. 1914 ; 4. 1916 ; 5 et 6. 1918


Peter Pfrunder est membre d'honneur ; Fotostiftung Schweiz est membre collectif de NEAR.

   






 
Stephan Schenk. Chemin de croix
Fondation suisse pour la photographie, Winterthur, 07.06. - 12.10.2014
www.fotostiftung.ch

Parallèlement à l’exposition 1914/18. Images de la frontière, la Fondation suisse pour la photographie montre une installation avec des œuvres grand format de Stephan Schenk (1962) sur la Grande Guerre. Point de départ de la démarche de l’artiste, cette question : est-il possible de représenter cette guerre qui a coûté la vie à plus de 8 millions de soldats et 7 millions de civils ? Réalisé dans le courant des trois dernières années, Chemin de croix se fonde sur 14 photographies des plus grands champs de bataille de la Première Guerre mondiale, en Europe et ailleurs. Stephan Schenk pointe son objectif sur une petite portion de terrain, de la taille d’une tombe de soldat. Résultat : des images fragmentaires de réalité qui empêchent une vue d’ensemble et soulignent la dimension irrationnelle, inconcevable de la catastrophe. L’artiste s’interroge aussi sur l’objectivité de la photographie en tant que medium censé reproduire la réalité visible. Il tisse ses prises de vues en des tapis monumentaux, s’inspirant de formes très anciennes de transmission de l’image. Les œuvres accrochées aux cimaises de l’espace d’exposition donnent matière à une autre culture du souvenir, associative, émotionnelle et non documentaire.
" Je voulais trouver une autre matérialité pour rendre justice à la dimension du thème. L’idée de l’enchevêtrement m’a fasciné, pas seulement l’enchevêtrement des images, mais aussi des destins, des histoires, des événements — des fils que l’on ne parvient pas non plus à démêler dans sa propre vie. Sur le plan visuel, ce procédé a un effet de déstructuration de l’image. Normalement, les détails se révèlent à mesure que l’on s’approche. Dans ces tapisseries, cela ne fonctionne pas. Si l’on s’approche trop près, l’image se désagrège, devient indistincte. Déroutant pour l’observateur, car c’est le contraire de ce qu’il attend. C’est un jeu avec la distance, la proximité et la perception, qui correspond à la difficulté de s’approcher d’un thème comme la Première Guerre mondiale — il faut ce mélange de distance et de proximité. " Stephan Schenk dans le livre Kreuzweg.

The Way of the Cross
As a counterpart to the exhibition of photo postcards dating from 1914—1918 entitled Pictures from the Border, the Fotostiftung Schweiz is presenting an installation of large works by Stephan Schenk (born 1962) in which the artist questions the very possibility of depicting the catastrophe of the First World War — which cost more than eight million soldiers and seven million civilians their lives. The Way of the Cross, a work done over the past three years, is based on 14 photographs of the largest battlefields of the First World War in Europe and overseas. Schenk deliberately narrows his focus, limiting himself to a small section of the ground the size of a soldier’s grave. By opting for this fragmentary perception of reality he denies himself and the viewer an overview, thus underscoring the irrational, unimaginable dimension of the events involved. Schenk also consistently questions the medium of photography and the objectivity it purports to have. He had his photographs woven into monumental tapestries, thereby falling back on ancient forms of pictorial transmission. The works installed on the walls of the exhibition space constitute a different, associative, emotional and non-documentary form of commemoration culture.


Publications : Livre d’artiste et édition photographique de Stephan Schenk (Rothe Drucke, Berne) et catalogue Kreuzweg de la Fondation suisse pour la photographie, textes : Klaus Merz, Stephan Schenk, Beat Stutzer et Peter Pfrunder.

Images : 1. Stephan Schenk, Tannenberg, Pologne, 2012, de la série Chemin de croix
2. Stephan Schenk, Tsingtau, Chine, 2011, de la série Chemin de croix
3. Stephan Schenk, Przemyśl, Pologne, 2012, de la série Chemin de croix
(4. détail de l'image)

Fotostiftung Schweiz est membre collectif de NEAR.



   














 

Zeitlos Schön / Coming into Fashion. A Century of Photography at Condé Nast
Museum Bellerive, Zurich, 11.07. - 19.10.2014
www.museum-bellerive.ch

Papier glacé. Un siècle de photographie de mode chez Condé Nast
Depuis un siècle, le groupe Condé Nast, éditeur notamment des magazines Vogue et Glamour, joue un rôle déterminant dans le domaine de la photographie de mode grâce au talent de découvreur de ses rédacteurs en chef et directeurs artistiques qui ont su lancer de jeunes photographes parfaitement en adéquation avec leur époque, capables de saisir l’air du temps, de l’incarner et de le sublimer. Les personnalités exceptionnelles qui ont façonné ces journaux, tels Edna Woolman Chase, Diana Vreeland ou Alexander Liberman, ont ainsi donné leur première chance aux plus grands noms de la photographie de mode - Horst P. Horst, Erwin Blumenfeld, David Bailey, Guy Bourdin, Corinne Day, Deborah Turbeville ou encore Sølve Sundsbø, pour n’en citer que quelques-uns.

En nous donnant à voir ces images emblématiques qui ont jalonné l’histoire de la mode et de sa représentation depuis les premiers clichés de mode de l’immense Edward Steichen en 1911 jusqu’à ceux de Mario Testino, Bruce Weber, Tim Walker ou Michael Baumgarten en passant par Cecil Beaton, Irving Penn et Helmut Newton, cette exposition jette une lumière nouvelle sur un art photographique qui n’a eu de cesse d’innover.
L’historienne de la photographie Nathalie Herschdorfer a bénéficié d’un accès inédit aux archives Condé Nast à New York, Paris et Milan. Elle nous donne ainsi l’opportunité exceptionnelle de redécouvrir le travail de plus de 80 photographes à l’orée de leur carrière. 

Publication :
Nathalie Herschorfer, Papier glacé. Un siècle de photographie de mode chez Condé Nast, Londres / Paris, Thames & Hudson, 2012, relié, 26,5 x 32 cm, 272 pages, 332 photographies

For the first time, the publisher Condé Nast has opened its archives in New York, Paris, London and Milan to offer insights into its exceptional photography collection. This exhibition presents a comprehensive overview of fashion photography and its development from the traditional pictorial compositions of the medium’s founding fathers, including Edward Steichen and George Hoyningen-Huene, to the experimental photography of Erwin Blumenfeld, the sexualization and voyeurism of Helmut Newton, the cool elegance of Peter Lindbergh, and works by Mario Testino and Tim Walker. The curator Nathalie Herschdorfer has assembled essential works spanning 100 years of fashion photography from this important historical collection, ranging from rare photographs from the early days of the medium to spectacular contemporary works. The exhibition comprises some 150 vintage prints as well as original editions of magazines.

Seductive, provocative, banal, eccentric, and above all powerful: fashion photography has long transcended the boundaries of mere commissions and aestheticized documentation. It is a unique experimental field between commerce and creativity, mainstream and subculture, industry and art. As paradoxical as it may appear in its nature and execution, from the very beginning photography has been an important part of our visual culture. Like no other genre, fashion photography not only captures the spirit of the respective decades, individual longings and the dreams of society, but also influences, encourages and incites participation and imitation. This sociological dimension is unparalleled in the medium. The legendary publisher Condé Nast recognized this enormous expressive power early on and created a style for his magazines Vogue and Vanity Fair that remains influential today. His publications were the first to elevate haute couture to the level of art. With his unique ability to discover new talent, he supported the careers of the best photographers, many of whom went on to achieve fame, and thus made a lasting mark on an entire genre of art.

No other segment of photography has so comprehensively and consistently generated new pictures and continually reinvented itself. New visual styles and aesthetics were often first tested in fashion photography and closely followed the continuing development of technology. Interestingly, since the beginnings of fashion photography, the focus has increasingly shifted away from the object itself, fashion. In its place, the visual style of the photographer has become increasingly dominant, opulently staged pictorial compositions and elaborate visual schemes have gained significance, and the stature of models has risen considerably. In the wake of these developments, it was no longer sufficient to produce mere fashion photos. Innovative, distinctive styles, trends and images needed to be created, new topics explored and taboos broken. Today the boundaries to commercial photography on the one hand and artistic practices on the other are becoming increasingly blurred, and classic fashion photographs are being traded on the art market with greater frequency.

Book:
Nathalie Herschorfer, Coming into Fashion. A Century of Photography at Condé Nast, New York / München, Prestel, 2012, hardcover, 26,5 x 32 cm, 272 pages, 332 photographs

Curatrice / curator : Nathalie Herschdorfer

Images : 1. Edward Steichen, American Vogue, décembre 1923 © Condé Nast
2. Constantin Joffé, American Vogue, septembre 1945 © Condé Nast
3. Albert Watson, American Vogue, mai 1977 © Condé Nast
4. Peter Lindbergh, Vogue Italia, mars 1989 © Peter Lindbergh
5. Miles Aldridge, Vogue Italia, septembre 2002 © Miles Aldridge
6. Sebastian Kim, Teen Vogue, janvier 2011 © Sebastian Kim
7. Sølve Sundsbø, Love, printemps-été 2011 © Sølve Sundsbø / Art+Commerce


Nathalie Herschdorfer est membre d'honneur de NEAR. www.near.li

     




 
Peindre l'Amérique. Les artistes du Nouveau Monde (1830-1900)
Fondation de l'Hermitage, Lausanne, 27.06. - 26.10.2014
www.fondation-hermitage.ch

A l’occasion de son 30e anniversaire, la Fondation de l’Hermitage présente une exposition exceptionnelle consacrée à l'art américain du XIXe siècle. Centrée autour des genres du paysage, du portrait et de la nature morte, elle réunit un ensemble d’œuvres picturales dont la plupart sont présentées pour la première fois en Europe ainsi que des photographies d'auteurs célèbres tels qu'Alexander Gardner, William Henry Jackson ou William Henry Partridge. Durant cette période cruciale de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique (1830-1900), les artistes se distancient peu à peu de leurs modèles européens et développent un art novateur. Par sa vitalité et sa singularité, la création artistique américaine accompagne activement l’émergence d’une nouvelle identité nationale et démocratique.

To celebrate its 30th anniversary, the Fondation de l’Hermitage is showing a major exhibition of 19th century American art. Focusing on landscape, portraiture and still life, this event brings together a collection of exceptional works painted from 1830 to 1900, most of which have never been shown in Europe before, as well as photographs by famous authors like Alexander Gardner, William Henry Jackson or William Henry Partridge. During this crucial period in the history of the United States of America, artists gradually distanced themselves from their European models and developed an innovative style. The vitality and singularity of American art played an active role in the emergence of a new democratic national identity.


Curateur / curator: Dr William Hauptman, historien de l'art américain du 19ème siècle.

Publication : Catalogue de 184 pages, 24x29 cm, 115 illustrations couleur, avec des textes de William Hauptman, ainsi que deux essais sur la photographie, par Corinne Currat et Dominique Hoeltschi, chargées de projets d’exposition à la Fondation de l’Hermitage.

Corinne Currat est membre de NEAR. www.near.li

Images : 1. Alexander Gardner, Nom-Pa-Apa (Deux Coups), chef Sioux Brûlé, vers 1870, tirage à l'albumine, 18x11 cm © Fonds du Musée cantonal d'archéologie et d'histoire, Musée de l'Elysée, Lausanne
2. Carleton E. Watkins, Yosemite Valley from the Best General View, 1866 (non exposé)
3. John Haberle, Torn in Transit, 1890-1895, huile sur toile, 34.3x43.2 cm © Brandywine River Museum of Art, gift of Amanda K. Berls, 1980, Chadds Ford / Rick Echelmeyer
   


 
François Berthoud. Pour la Mode
Musée des beaux-arts du Locle, Le Locle, 29.06. - 26.10.2014
www.mbal.ch

François Berthoud est l’un des plus importants illustrateurs de mode d’aujourd’hui. Né en 1961 au Locle et établi depuis quelques années à Zurich, François Berthoud a débuté sa carrière à Milan avant d’être reconnu sur la scène internationale. Les grandes maisons de mode font régulièrement appel à cet illustrateur de talent qui mêle techniques de gravure traditionnelle, telle que la linogravure, à des outils numériques. Le trait de son dessin, une palette de couleurs variée et l’exploration de différentes techniques d’impression sont devenus sa marque de fabrique. Sensuelles et parfois même provocantes, ses illustrations sont publiées dans des magazines aussi prestigieux que Vogue, Harper’s Bazaar, The New Yorker, Visionaire ou le New York Times Magazine. Au-delà des interprétations que Berthoud met au service des grandes marques internationales, ses images résistent à l’air du temps et unissent l’art et la mode. Après Milan, Londres et Zurich, cette œuvre envoûtante est à découvrir dans la ville natale de l’artiste.

Curatrice : Nathalie Herschdorfer, directrice du musée

Images : 1. François Berthoud, Spykes and a Butterfly, 2013, c-print
2. François Berthoud, Robe Valentino Haute Couture, 2012


Nathalie Herschdorfer est membre d'honneur de NEAR. www.near.li
     
 
Peter Knapp. Elles, 101 regards sur les femmes
Musée des Suisses dans le Monde, Domaine de Penthes, Pregny-Chambésy, 10.7- 9.11.14
www.penthes.ch

Peter Knapp n’a cessé de photographier les femmes pendant 50 ans pour répondre à des commandes, notamment pour le magazine Elle, ou pour réaliser un travail plus personnel et intimiste. Ses images traduisent non seulement l’aventure de la photographie argentique et des inventions techniques (il est le premier à utiliser le grand angle pour la mode ou la caméra Rotoflex) mais s’inscrivent aussi dans l’histoire artistique et créative de la seconde moitié du 20e siècle, une histoire qu’il a su mettre en mouvement. En effet quoi de mieux pour traduire une nouvelle image de la femme que de l’innover aussi par la forme ?

Né en 1931 à Bäretswill en Suisse, Peter Knapp est peintre, photographe, typographe, réalisateur, directeur artistique et enseignant reconnu dans le monde entier.
     


 
Trop humain. Artistes des 20e et 21e siècles devant la souffrance
MICR, Genève, 07.05.2014 – 04.01.2015
www.redcrossmuseum.ch

Pour cette exposition, le MICR - Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Mamco se sont unis pour montrer un choix d’œuvres qui traitent de la souffrance infligée par des hommes à d’autres hommes, des images historiques d’Otto Dix, consacrées à la Première Guerre mondiale, jusqu’à la création plus récente, illustrée par les corps douloureux de Louise Bourgeois, le regard sur les ruines afghanes de Lida Abdul en passant par la femme en pleurs de Pablo Picasso et le cauchemar concentrationnaire de Zoran Mušič. Ainsi, le parcours montre à la fois les heurts de l’histoire moderne et la résurgence obstinée des atrocités dans les rapports humains.

The International Red Cross and Red Crescent Museum and Mamco have come together to exhibit a selection of works that look at the suffering inflicted by human beings on other human beings. A set of exhibits has been put together that range from historical scenes from the First World War by Otto Dix, through an etching by Pablo Picasso and a painting by Zoran Mušič, to more recent creative activity, illustrated, for example, by the bodies in pain of Louise Bourgeois. The exhibition provides an opportunity to delve into the history of the world and of humanity by embarking on a veritable journey through modern and contemporary art.

Curateurs / curators : Christian Bernard (Mamco) et Roger Mayou (MICR).

Images : 1. Œuvres de Nikolai Getman et Alfredo Jaar © MICR. Photo : Marc Gentinetta
2. Louise Bourgeois, Pierre, 1998. Collection privée, Suisse © Louise Bourgeois / 2014, ProLitteris, Zurich. Photo : Christopher Burke © The Easton Foundation
APPELS, CONCOURS / AWARDS & CALLS


 
Prix Focale – Ville de Nyon 2014
Prix / prize  : CHF 5000.-
Délai / deadline : 12.09.2014
www.focale.ch

Grâce au soutien de la Ville de Nyon, Focale est heureuse d’annoncer la troisième édition de son prix de photographie, qui offre au(à la) lauréat(e) un lieu d’exposition et un soutien à la production d’un montant de CHF 5’000. En adéquation avec la ligne artistique soutenue par l’association Focale, ce prix vise à récompenser une approche documentaire contemporaine soulevant une problématique humaine ou environnementale. Le travail sera évalué sur la singularité de la vision de l’auteur et sur l’originalité du traitement de la thématique abordée. La participation est ouverte aux photographes professionnel(le)s, suisses ou étrangers domiciliés en Suisse, ainsi qu’aux étudiants en photographie.

Contact : info@focale.ch
Tél. 00 41 22 361 09 66

Règlement : http://www.focale.ch/prix-focale-ville-de-nyon/

Image : Viriginie Rebetez, de la série Tokoloshe, Afrique du Sud, 2013 (lauréate 2013)
   


 
Prix du Livre Photographique Paris Photo – Aperture Foundation
Frais / fees : $ 30.- / $ 60.-
Délai / deadline : 12.09.2014
www.aperture.org/photobookawards

Paris Photo et la Fondation Aperture sont heureux d'annoncer l'édition 2014 des Prix du Livre Photographique, qui rendent honneur à la contribution de ce support à l'évolution du médium. Cette édition des prix innove, avec l'introduction d'une troisième catégorie, celle de Catalogue Photographique de l'Année, qui rejoint les catégories du Livre Photographique de l'Année et du Premier Livre Photographique.

Paris Photo – Aperture Foundation PhotoBook Awards
Paris Photo and Aperture Foundation are pleased to announce the 2014 edition of The Paris Photo–Aperture Foundation PhotoBook Awards, celebrating the book’s contribution to the evolving narrative of photography. We are excited to reveal the introduction of a third award category, Photography Catalogue of the Year, which joins the PhotoBook of the Year and First PhotoBook categories. Books must be produced or published between September 1, 2013, and September 8, 2014. Books produced before September 10, 2014, but not due for release or publication until a later date in 2014, are also eligible.‎


   
 
Bourse du Talent Mode-Beauté-Studio 2014
Frais / fee : € 15.-
Délai / deadline : 22.09.2014
www.photographie.com

Créée en 1998 par le magazine Photographie.com, la Bourse du Talent a fait le choix de se positionner pour la création contemporaine et, plus particulièrement de donner des repères aux jeunes artistes. Chaque année 20 professionnels - galeriste, éditeur, commissaire, représentants d’institutions publiques et privées, journalistes et photographes- constituent les 4 jurys de chacune des 4 éditions thématiques : reportage, portrait, espace-paysage-architecture, mode-studio.

Conçus comme un rendez-vous de travail mais festif, les jours de délibérations permettent aux 12 photographes sélectionnés, par catégorie, de rencontrer et d’échanger avec les jurys. La Bourse du Talent révèle chaque année un lauréat par catégorie et expose ses travaux à la BnF. Parfaite illustration de la création contemporaine, la Bourse du Talent a ainsi participé à écrire, de façon pertinente, en phase avec la réalité, une page de l’histoire récente de la photographie, réunissant plus de 500 photographes portés par un engagement et une implication similaires.

   
 
Prix Carmignac Gestion du photojournalisme
Délai / deadline : 28.09.2014
www.fondation-carmignac.com

Le thème retenu pour cette 6ème édition porte sur " Les zones de non-droit en France ". Cette année encore, la Fondation Carmignac souhaite soutenir et promouvoir un travail photographique d’investigation sur des territoires hors des feux de l’actualité en s’intéressant à la France et plus particulièrement à ces zones devenues de non-droit, lieux de dérégulation de nature politique, juridique ou socio-économique, dans lesquelles les lois de la République ne font plus autorité. Le jury de la sixième édition, se réunira le 30 octobre 2014 à Paris. Il est présidé par Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters Sans Frontières International, et composé de photographes, journalistes et de personnalités de l’image.

Carmignac Gestion Photojournalism Award
The theme selected for the sixth edition is “Lawless areas in France”. This year, once again, the Carmignac Foundation wishes to support and promote an investigative photography project in territories away from the media spotlight by focusing on France and specifically on areas becoming so-called “lawless areas” – political, legal or socioeconomic no man’s land subject to deregulation – where the authority of the French Republic is challenged. The judging panel for the sixth edition will meet on 30 October 2014 in Paris. It is chaired by Christophe Deloire, General Secretary of Reporters Without Borders International, and composed of photographers, journalists and key figures from the international photography scene.


   
 
FORMAT 15
Appel à projet / Open call
Frais / fee : £ 15.-
Délai / deadline : 01.10.2014
www.formatfestival.com

We are delighted to announce that Evidence is the theme of our next festival, taking place in Derby UK between 13 March - 12 April 2015.  EXPOSURE is our international open call, featuring a high profile international Jury and Awards for exhibition and event submissions. There are opportunities to show different kinds of works: wall based, installation, public space, screen based, interactive, digital, participatory, workshop and event based. Tell us more in the application form! All we ask is that you connect with the theme and photography/still image.
   
 

Rencontres Photographiques de Lorient - Famille & communauté
Délai / deadline : 01.10.2014 
www.galerielelieu.com

Lors de la précédente édition de la biennale, la Galerie Le Lieu avait initié un premier appel à dossiers pour une partie de sa programmation. Fort du succès observé, Le Lieu lance un nouvel appel pour la 21e édition des Rencontres Photographiques de Lorient. Huit lieux accueilleront donc une quinzaine de photographes aux pratiques singulières et variées d’octobre à décembre 2015. La thématique de cette nouvelle édition est : Famille & communauté. Il s’agira donc d’évoquer la structure familiale sous toute ses formes et compositions, mais également de donner à voir la vie de communautés rarement révélées (monde politique, autarcique, professionnel, …). L’appel est ouvert aux photographes professionnels, aux auteurs photographes et aux plasticiens utilisant l’image.

   
 
Bourse du Talent Paysage 2014
Frais / fee : € 15.-
Délai / deadline : 05.10.2014
www.photographie.com

Créée en 1998 par le magazine Photographie.com, la Bourse du Talent a fait le choix de se positionner pour la création contemporaine et, plus particulièrement de donner des repères aux jeunes artistes. Chaque année 20 professionnels - galeriste, éditeur, commissaire, représentants d’institutions publiques et privées, journalistes et photographes- constituent les 4 jurys de chacune des 4 éditions thématiques : reportage, portrait, espace-paysage-architecture, mode-studio.
   
 
Prix Photoforum – un engagement pour la relève
PhotoforumPasquArt, Bienne
Prix / prize : CH 5000.-
Délai / deadline : 13.10.2014
www.photoforumpasquart.ch

Introduit pour la première fois en 1993, le Prix Photoforum vise à encourager la relève photographique. Cette distinction est remise dans le cadre de l'exposition annuelle SELECTION | AUSWAHL (07.12.2014-18.01.2015). Elle constitue l’une des distinctions importantes pour la photographie en Suisse. Un jury composé du comité du PhotoforumPasquArt ainsi que de deux personnalités du monde de l'image, invitées pour l'occasion, choisit les travaux qui figureront dans l'exposition et attribue le Prix Photoforum à la meilleure proposition photographique. Les deux jurés invités pour 2014 sont: Caroline Nicod, spécialiste arts visuels, Pro Helvetia et Duncan Forbes, co-directeur Fotomuseum Winterthur.

Duncan Forbes est membre d'honneur de NEAR
.

Image : Delphine Burtin, de la série Encouble, 2013-2014
   
 
Sittcomm.Award 2014
Prix / prize : € 1000.-
Délai / deadline : 15.10.2014
www.award.sittcomm.sk

Submit your book published in 2013 or 2014....
   
 
5ème Festival Oodaaq
Appel à projet / Open call
Délai / deadline : 15.10.2014
www.loeildoodaaq.fr

L’Œil d’Oodaaq est une association rennaise qui mène une réfexion sur l’art vidéo ainsi que sur les autres formes d’apparition des images dans l’art contemporain : photographie, installation, performance, dessin, peinture, nouveaux médias. Elle organisera en mai 2015 son 5ème Festival Oodaaq à Rennes, France. Les candidats peuvent proposer entre une et trois œuvres pour le Festival Oodaaq. L'appel à projet porte sur 2 catégories :
- VIDEO Vidéos présentées dans le cadre de programmations vidéo
- EXPOSITION Photographie, peinture, dessin, installation, installation vidéo, art numérique, performances

L'Œil d'Oodaaq is a french non-proft organization that aims to refect on video art and other forms of images in contemporary art : photography, installation, performance, drawing, painting, new media... L'Œil d'Oodaaq will be organizing its ffth Oodaaq Festival in May 2015 in the city of Rennes, France. The open call is divided in 2 categories :
- VIDEO Videos presented in a curated programme along with other videos
- EXHIBITION Photography, painting, drawing, installation, video installation, new media, performances


   
 
Prix HSBC pour la Photographie
Prix / prize : livre et production de l'exposition / book and exhibition
Délai / deadline : 31.10.2014
www.hsbc.fr

La 20ème édition du Prix HSBC pour la Photographie est ouverte à tous les photographes n'ayant jamais édité de monographie, sans aucun critère d’âge ni de nationalité. Le photographe doit être en mesure de fournir un minimum de 70 photographies de l'ensemble du travail pour la réalisation de la monographie HSBC (éditions Actes Sud). Le Comité Exécutif du Prix HSBC a choisi François Cheval comme conseiller artistique 2015. Ce dernier est reconnu pour ses qualités de commissaire d’expositions et de directeur de Musée Nicéphore-Niepce à Chalon-sur-Saône, choisira une dizaine de candidats parmi les dossiers reçus et proposera sa sélection au Comité exécutif qui élira les deux lauréats.

For 20 years, the Prix HSBC pour la Photographie supports 2 little-known photographic talents, helping them promote and develop their work. These talents are elected through an annual contest. The condition to participate is to have never published a monograph with ISBN number. The Laureate must be able to provide between 15 and 25 images available to be sold for the travelling exhibition which lasts the entire year of promotion, and a minimum of 70 photographs for the creation of the HSBC monograph. The artistic director chosen this year is François Cheval, director of Musée Nicéphore-Niepce.
   
 
Boutographies 2015
Appel à projet / Open call
Frais / fee : € 22.-
Prix / prize : € 1000.-  
Délai / deadline : 16.11.2014
www.boutographies.com

Les Boutographies, festival de photographie contemporaine à Montpellier, France, est ouvert aux photographes résidant en Europe. Les critères de sélection par le jury des professionnels de l'image sont la qualité artistique, l'originalité et la cohérence d'une vision d'auteur. Aucun thème n'est imposé !

 
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